Duralex pourra poursuivre ses activités
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié leSocial
Le tribunal de commerce d'Orléans a accepté le 22 décembre, le plan de continuation de la société Duralex International France, présenté en septembre aux magistrats par Sinan Solmaz, son actionnaire turc. Son projet prévoit le maintien de la production des deux sites de Duralex, à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret) et Rive-de-Gier (Loire).
Il envisage ainsi la création de 42 postes dans l'usine du Loiret, qui compte 226 salariés. Le site de Rive-de-Gier, déjà victime d'un plan social où 136 personnes ont été licenciées, doit voir le maintien de 114 emplois sur les 250 existants.
Sinan Solmaz, grossiste en articles de vaisselle et seul actionnaire, injectera 500 000 euros en janvier et 500 000 euros en mars pour maintenir la totalité de la production en France et l'emploi pendant une durée de trois ans. Un commissaire, nommé par le tribunal, veillera à l'exécution du plan.
L'actionnaire a déjà apporté 8 millions d'euros dans la société, dont quatre millions depuis qu'elle a été placée en redressement judiciaire en juin dernier. « La priorité est désormais d'augmenter la capacité de production de 60%, ensuite d'augmenter les ventes et de continuer les investissements sur le four de Rive-de-Gier pour le faire redémarrer le plus rapidement possible », a déclaré Sinan Solmaz.
Duralex a été cédé en novembre 2004 par le groupe italien Bormioli Rocco à l'un de ses anciens cadres, Pierre-André Froger. La société a été placée en redressement judiciaire le 3 juin 2005, à la suite de difficultés liées notamment à une chute de ses ventes. Le verre Duralex, transparent et résistant aux chocs, a été créé en 1939 par Saint-Gobain.
Carine Sai

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