Du vendredi 5 mai 2006
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié leDes pétrolières riches mais aux capacités limitées Renault : ça ira mieux demain Hyundai-Kia à l'offensive L'Arabie Saoudite ne veut pas s'armer français La Turquie joue le nucléaire Main basse sur les mines boliviennes
Des pétrolières riches mais aux capacités limitées
Portées par l'envol des cours du baril, les compagnies pétrolières continuent d'afficher des résultats impressionnants, note les Echos. Sur les trois premiers mois de l'année Total a engrangé un bénéfice net de 3,7 milliards d'euros, en hausse de 15 %. Pratiquement aussi bien pour Shell qui annonce une augmentation de 12 % de son bénéfice, 4,8 milliards d'euros, malgré le recul de sa production. En effet, rappelle l'anglo-néerlandais, les cyclones du Golfe du Mexique et les violences au Nigeria ont perturbé sa production. De plus, l'explosion des coûts des matières premières, des équipements et des prestations des sociétés de services pétroliers l'ont conduit à repousser certaines campagnes d'exploration, ce qui aura des conséquences sur le renouvellement des réserves. Le géant avait l'habitude d'exagérer le niveau de ses réserves, maintenant il admet ne pas être sûr de les remplacer au rythme prévu. C'est tout de même un progrès, ironise la Lex Column du Financial Times. Shell devra miser sur les réserves non-conventionnelles telles les sables bitumineux. Par contre, relève la Tribune, Total a l'intention d'accroître sa production de 4 % par an jusqu'en 2010.
Renault : ça ira mieux demain
Après une première chute de la marge opérationnelle passée de 5,2 % en 2004 à 3,2 % en 2005, la glissade devrait se poursuivre vers 2,5 % en 2006, estime la direction du groupe. Mais ce devrait être le point bas et la situation devrait se redresser, promet Carlos Ghosn. Rentabilité, qualité et volumes sont les objectifs du groupe, relève les Echos. Malgré la hausse continue du cours de l'action Renault, celle-ci est encore sous-évaluée par rapport à son potentiel, estime le P-DG. La question iranienne pourrait être réglée, affirme Patrick Pelata, numéro deux du constructeur.
L'augmentation des prix des matières premières ? « Le client n'a rien vu », prétend Carlos Ghosn. « La capacité des constructeurs à augmenter les prix est pratiquement nulle », explique-t-il.
Hyundai-Kia à l'offensive
La récente arrestation du président de Hyundai Motor, pour une affaire de corruption, ne ralenti pas l'expansion du constructeur en Europe, expose les Echos. « La vie continue. La stratégie est inchangée et les investissements maintenus », explique le senior vice-président de Kia Motors Europe. Kia en Slovaquie et Hyundai en Tchéquie vont investir près de deux milliards de dollars afin de viser des ventes cumulées de 1,3 million de véhicules à fin 2010, soit une croissance de 78 %. A Zilina, près de Bratislava, près de 10 000 emplois directs et indirects seront créés pour une production de 300 000 véhicules par an.
Pendant ce temps, les trois branches de l'empire Hyundai, divisé entre les fils du fondateur, se livrent une guerre qualifiée de shakespearienne par le Financial Times. Une situation qui met en évidence la gouvernance pour le moins opaque des chaebols (conglomérats), souligne le FT.
L'Arabie Saoudite ne veut pas s'armer français
Fiasco français sur un méga-contrat d'armement, titre la Tribune. L'échec des négociations de gré à gré pour l'attribution du contrat Miksa, un système de surveillance et de protection, contraindra Thales à affronter ses concurrents dans un appel d'offres international. Il s'agit d'un grave échec pour les industriels, mais aussi pour la diplomatie française dans un pays client traditionnel dans ce secteur. Pour obtenir ce contrat estimé à 7 milliards de dollars, Rayton, EADS, BAE Systems, Finmeccanica, un espagnol et un chinois sont également désormais sur les rangs a répertorié la Tribune. Cet échec confirme le déclin de l'influence de la France au Moyen-Orient conclut le quotidien.
La Turquie joue le nucléaire
Pauvre en énergie fossile et dépendant de ses voisins pour son approvisionnement, notamment de la Russie, la Turquie a l'intention de tirer 10 % de son électricité du nucléaire dans 15 ans, relate la Tribune. Pour cela le pays devra se doter de 3 centrales d'ici à 2012, d'une capacité combinée de 5 000 mégawatts. Une reprise du programme de nucléaire civil qui ne soulève aucune protestation de la part de la communauté internationale. Ce programme permettrait l'exploitation de réserves d'uranium et de thorium importantes. Cette décision est cependant contestée par ceux qui estiment que le pays n'a pas suffisamment développé son potentiel géothermique, hydraulique, solaire ou éolien. Les spécialistes industriels du secteur sont bien sûrs candidats à la mise en œuvre du programme.
Main basse sur les mines boliviennes
La nationalisation de fait de l'énergie bolivienne a de lourdes conséquences pour les sociétés minières qui ont investi dans le pays, s'inquiète les Echos. Or, zinc et surtout argent, la Bolivie est un producteur important et a attiré des investissements étrangers d'envergure. Bien que les autorités boliviennes aient réaffirmé leur intention de ne pas agir avec les minières de la même façon qu'avec les hydrocarbures, les actions des sociétés ayant investi en Bolivie, Apex Silver, Pan American Silver et Cœur d'Alène, ont été malmenées en bourse relève le quotidien. Une réaction disproportionnée des marchés car aucune nationalisation n'est en vue, croit savoir les Echos. En revanche, les groupes miniers paieront davantage d'impôts.
Bon week-end et à mardi !
Daniel KRAJKA

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