
Du sur-mesure pour les pays les plus pauvres
Le 18 mars 2010 à 11h 55
Extrait sur 5923 caractères : Dans les pays en voie de développement, travailler avec les autorités locales comporte des risques. Ainsi, au Maroc, en 1956, la Lyonnaise des eaux et la Générale des eaux se sont fait évincer par le roi Mohammed V au nom de l’identité nationale. Suez, de son côté, après quatorze ans de service et le raccordement à l’eau potable de trois millions d’habitants, dont 400.000 issus de bidonvilles, a vu son contrat unilatéralement résilié en 2006 à Buenos Aires, à l’issue d’une crise financière et politique sans précédent. Aujourd’hui, Veolia bataille pour récupérer 65 millions de dollars que lui doit l’administration marocaine sur les trois concessions de 25 ans en cours sur les villes de Rabat, Tanger et Tétouan.
Echaudés, les opérateurs privés ont désormais pour priorité de diminuer les risques. « Les concessions de quinze ou vingt ans, où l’opérateur finance les infrastructures, ne sont pas adaptées à ces pays. Nous privilégions plutôt des projets par étape » , précise ainsi Alexandre Braïlowsky, le directeur de l’ingénierie sociale de Suez Environnement . C’est la stratégie appliquée par le groupe à Alger, par exemple. Un premier contrat de cinq ans, en cours, a pour objectif de fiabiliser le réseau d’eau pour assurer le service en continu. Puis de former les équipes de l’opérateur national. A l’issue de cette première étape, la décision de renforcer ou non les liens sera prise. Via un affermage, par exemple, où l’opérateur prendra officiellement la gestion des eaux de la ville, celle-ci gardant la responsabilité des investissements.
Faciliter les relations avec les autorités locales
C’est un contrat de ce type qu’a signé Veolia au...
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