Du salon de Pékin au chômage, une semaine d'industrie

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Circulation - Chine
© Shreyan Bhansali - Flickr - C.C.

Des constructeurs automobiles européens à la fête face à un marché chinois prometteur, des électeurs français et les candidats à la présidentielle focalisés sur les problèmes d'emploi et de bonne santé économique. Retour sur les événements majeurs de l'actualité industrielle de ces derniers jours.

Le fait marquant
Impossible d’y échapper. Le sujet marquant de la semaine est sans conteste et tout logiquement la présidentielle. Des lendemains de premier tour qui chantent pour certains et qui déchantent pour d’autres, selon le côté où l’on se trouve. Avec 28,63% des voix pour le candidat socialiste François Hollande et 27,18% des voix pour le président sortant Nicolas Sarkozy, le duel s’annonce serré.

Que ce soit sur l’ensemble du territoire, ou plus spécifiquement dans les villes "industrielles" que les candidats ont visité avant le premier tour, l’enjeu  pour l’un et l’autre est  le même : obtenir les faveurs des 17,90% de votants qui ont opté pour Marine Le Pen, portant le Front National à un niveau jamais atteint jusqu’alors. Et cet électorat, ces voix potentielles, il faut aller les chercher notamment du côté de la classe ouvrière. Cette classe qui, il y a un peu plus d’un an, penchait déjà dans les sondages en faveur de Marine Le Pen.

Dans l’entre deux tours, les déplacements répétés sur le terrain de campagne sont l’occasion pour chacun de préciser et d’avancer des idées. Mais le duel se joue aussi à la télévision. En préambule au débat du 2 mai, François Hollande et Nicolas Sarkozy réalisent jeudi 26 avril au soir leur premier tour de chauffe sur le plateau de l’émission des Paroles et des Actes, sur France 2. Pas de confrontation directe, mais un grand oral individuel au cours duquel chacun des deux prétendants à l’Elysée à l’occasion de se prononcer sur les sujets de campagne. Notamment, pour ce qui concerne l’économie et l’industrie : le chômage, la croissance et le "buy european act".

Lundi 23 avril
Les constructeurs européens saisissent la balle au bond. Ils profitent du salon automobile de Pékin pour se positionner dans le pays. PSA mise sur sa gamme premium DS. Le groupe attend une hausse de 7% du marché en Chine

De son côté, Renault souhaite créer son propre segment, pour conquérir des parts du premier marché mondial. La marque au losange officialise donc lundi 23 avril le protocole d'accord signé avec le constructeur chinois Dongfeng.  Son directeur pour la Chine, Katsumi Nakamur,  n'a pas exclu que Renault s'implante dans la ville centrale de Wuhan.

En parallèle, le groupe Volkswagen annonce qu'il prolonge de 25 ans son partenariat avec le groupe FAW. Ils se doivent alors se concentrer pour l'avenir sur les projets dans les véhicules électriques, le développement de nouveaux produits et les services financiers.

Mardi 24 avril
Dans une interview exclusive accordée à L’Usine Nouvelle, Lucy Vincent, le directrice générale du laboratoire Servier, fait le point sur l’affaire du Mediator. Alors que l'ouverture du premier procès pénal dans l'affaire du Médiator est prévue le 14 mai, elle affiche une certaine sérénité. Le laboratoire constitue "un dossier de défense avec une étude approfondie d'éléments scientifiques qui sont à la fois très solides et très techniques", explique-t-elle. Quant à une éventuelle sanction d'interdiction d'exercer si la responsabilité était démontrée, Lucy Vincent déclare que "ce serait catastrophique".

Mercredi 25 avril
L’industrie automobile occupe décidément le devant de la scène médiatique cette semaine. C’est aujourd’hui l’avenir du site PSA de Sevelnord qui fait l’actualité. Le directeur industriel de PSA, Denis Martin, fait une visite surprise sur le site ce mercredi. Denis Martin a profité de cette visite avancée d’une journée pour annoncer qu’une réunion extraordinaire allait se tenir rapidement sur l’avenir du site du Nord. Acutellement le site est par PSA et Fiat. Mais le partenaire italien du groupe français doit partir dès 2017.

Le même jour, les actionnaires se réunissent à Paris. L’Assemblée générale se tient dans une ambiance tendue, après l’annonce de mauvais résultats au premier trimestre. Le groupe a annoncé une baisse de 7% de son chiffre d'affaires. Avec des ventes en baisse de 8% en Europe (- 19% en France), le chiffre d'affaires de la seule division automobile a plongé de 14%.

jeudi 26 avril
Les déclarations du ministre du Travail, jeudi matin, laissent présager une nouvelle hausse du nombre de chômeurs. "La situation sur le front du chômage est encore difficile", a avancé Xavier Bertrand sur LCI. Effectivement, pour le 11ème mois consécutif, le nombre total de demandeurs d’emploi grimpe de 0,7% et s’établit à 4 309 300 personnes fin mars 2012. Sur un an, on atteint les 6,4 %.

Parallèlement, le Collectif du Numérique présente les programmes numériques des deux finalistes à l'élection présidentielle. Lors de cette réunion, les observateurs sont restés sans voix. Les conseillers à l'économie numérique des candidats Nicolas Sarkozy et François Hollande ne sont toujours pas assurés que le sujet sera même évoqué lors du débat du 2 mai prochain.

Vendredi 27 avril
Dans une interview exclusive à L'Usine Nouvelle, Didier Lamouche expose son plan pour relancer ST - Ericsson. Didier Lamouche, Le PDG de du groupe - et directeur général de STMicroelectronics – détaille comment la joint-venture compte remonter la pente. "Je suis confiant dans l'engagement d'Ericsson aux cotés de STMicroelectronics. Je ne le vois pas sortir comme il l'a fait de Sony Ericsson. Son engagement s'inscrit dans une stratégie visant à maîtriser toutes les technologies de réseaux jusqu'aux puces modems. Sortir de ST-Ericsson, c'est prendre le risque de dépendre demain des brevets de concurrents, ce qui serait inacceptable", développe-t-il.

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