Doux : les transporteurs ne veulent pas de l'offre de reprise de Sofiprotéol

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Doux - Flotte de camions
© D.R. - Doux

La principale organisation patronale du secteur routier, la FNTR, a indiqué le 31 juillet qu'elle soutenait l'offre de reprise de Doux par son PDG Charles Doux.

Mi-juillet, ils avaient décidé d'arrêter le travail pour protester contre le redressement judiciaire du groupe Doux... et contre les impayés. Aujourd'hui, les transporteurs travaillant pour le groupe volailler en difficulté se range du côté de la proposition de reprise de la famille Doux, qui propose un plan de continuation de l'activité.

Ils disent avoir des incertitudes sur la reprise des créances par Sofiprotéol, duquel émane la principale offre concurrente. "Si les chefs d'entreprises ont reçu des assurances écrites dans le plan de continuation proposé par Charles Doux, malgré plusieurs contacts, aucun engagement à ce jour n'a été formulé par Sofiprotéol", indique la Fédération nationale du transport routier (FNTR), dans un communiqué.

"La non-reprise de leurs créances va mettre rapidement les entreprises de transport en situation de cessation de paiement", poursuit la FNTR. "Dans ce contexte, pour le devenir de leurs entreprises et la sauvegarde des 2 000 emplois, ils décident de soutenir le projet porté par Charles Doux".

Le tribunal de commerce de Quimper a mis vendredi soir en délibéré à mercredi sa décision sur le devenir du groupe volailler Doux.

Sur la quinzaine d'offres déposées, deux options se détachent. La première émane du consortium Sofiprotéol -l'établissement financier de la filière huiles et protéines végétales - regroupant différents acteurs français du secteur volailler, privés et coopératives: Glon Sanders (filiale de Sofiprotéol), Duc, LDC, Terrena, Tilly-Sabco et Triskalia, dont certains ont également fait des offres individuelles.

La seconde option est présentée par l'actuel PDG Charles Doux, qui propose un plan de continuation en vue de poursuivre la période d'observation, avant la présentation d'un plan global de relance du groupe.

Dans ce plan, la banque britannique Barclays deviendrait majoritaire dans le capital du groupe, jusqu'à présent contrôlé à 80 % par la famille Doux.

Des milliers d'emplois sont en jeu : 3 400 salariés chez Doux, quelque 800 éleveurs, 2 000 personnes employées par des sociétés de transport travaillant pour le groupe, sans compter les très nombreux sous-traitants.

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