Les transporteurs du groupe Doux ont menacé de cesser vendredi 13 juillet toute livraison pour le volailler si leurs factures n'étaient pas honorées.
Le vice-président de la FNSEA Joël Limouzin a appelé le 12 juillet les transporteurs à "jouer collectif" dans le dossier Doux, invoquant le "sens des responsabilités" de chacun après leur menace de grève.
Les transporteurs du groupe Doux, qui emploient environ 1 000 chauffeurs et détiennent d'après eux "près de 8 millions de factures impayées", ont menacé de cesser dès vendredi 13 juillet à midi les transports pour le volailler breton, à défaut de paiement des factures antérieures à la procédure de redressement.
Tous les créanciers sont "dans la même galère", a déclaré à l'AFP Joël Limouzin, en charge du dossier Doux au sein de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA).
Il rappelle que les factures impayées datant d'avant 1er juin doivent être présentées avant le 15 août pour ensuite être examinées.
Or "s'il y a un maillon qui lâche, c'est tout le monde qui va payer", a-t-il soutenu, se disant toutefois à l'écoute des revendications des transporteurs. "Nous avons eu l'assurance qu'il y a la trésorerie disponible pour faire face au paiement de tous les fournisseurs de céréales, de matières premières", a-t-il par ailleurs affirmé, souhaitant notamment rassurer les éleveurs dont la situation est tendue concernant l'alimentation animale.
"Il faut absolument que l'activité continue et que les élevages soient fournis", a-t-il soutenu. Le groupe Doux, très endetté et placé en redressement judiciaire le 1er juin, emploie 3 400 salariés et travaille avec 850 éleveurs. Près de 10 000 emplois indirects - accouvoirs, transports, produits vétérinaires... - dépendent par ailleurs de son activité, a rappelé Joël Limouzin.









