[ACTUALISE] - Le tribunal de commerce de Quimper a validé la reprise de cinq sites. Seuls 679 emplois seraient sauvés et 883 supprimés.
Le jugement prononcé lundi 10 septembre, dans l’après-midi, par les juges du tribunal de commerce de Quimper (Finistère) est sans surprise. Il est conforme aux informations qui circulaient depuis plusieurs jours. 1 562 CDI - 1 704 salariés en intégrant les CDD - étaient concernés par la liquidation judiciaire du pôle frais de Doux. D'après les premiers calculs effectués par les syndicats, 679 postes en CDI seraient sauvés et 883 supprimés.
Le groupe sarthois LDC rachète les deux sites de Laval (Mayenne) et de Sérent (Morbihan). Il reprend l'ensemble de l'effectif du premier - 303 salariés - et 60 personnes à Sérent, 114 postes sont donc supprimés.
Le tandem Glon-Sanders et Duc rachète l'outil de Boynes situé dans le Loiret où 80 postes seront sauvés et 75 supprimés.
Glon-Sanders reprend l'abattoir de Blancafort (Cher), il conserve 120 personnes, 63 sont licencées.
A Pleucadeuc (Morbihan), le groupe Doux obtient la reprise de l'usine, il sauve 135 CDI sur un total de 395 salariés.
Les autres sites de la Vraie Croix (Soprat) - 109 salariés - dans le Morbihan, de Graincourt (Doux Frais) - 248 salariés - dans le Pas-de-Calais et de Pontet dans le Vaucluse seront fermés faute de candidat au rachat.
Du côté des salariés, la déception est de mise. "Je pense que je suis plus déçu que content, même si les sites sont tous repris à part ceux qui ont été liquidés dernièrement, a commenté à l'AFP Jean-Luc Guillard, responsable syndical central CFDT Doux. Ce n'est pas une satisfaction d'annoncer qu'il y a plus de 1.000 licenciements, surtout dans une entreprise comme la nôtre qui avait du potentiel pour préserver tous les emplois. On a laissé l'entreprise à la dérive et c'est les salariés qui paient les pots cassés. Je ne suis pas du tout content".











