Le groupe volailler a obtenu du tribunal de commerce de Quimper le droit de payer 50 % des factures de ses 800 éleveurs. Il s'agit de dettes théoriquement gelées pendant la période de redressement judiciaire.
C'était l'un des engagements du groupe Doux auprès de ses 800 éleveurs. Il leur avait promis d'honorer 50 % de leurs créances autour du 30 septembre 2012. En contrepartie, il leur demandait de continuer à approvisionner régulièrement ses usines afin de les maintenir en activité et de ne pas perdre de clients. Le groupe Doux vient de publier un communiqué allant dans ce sens. Il y précise que "le paiement provisionnel de 50 % des créances des éleveurs a été engagé".
La somme ainsi libérée pourrait se situer entre 6 et 8 millions d'euros. Pour avoir le droit de payer des factures théoriquement gelées puisqu'elles ont été émises avant le redressement judiciaire, le groupe Doux a dû demander l'autorisation au tribunal de commerce de Quimper qui lui a donné son feu vert la semaine dernière.
Dans ce même communiqué, le groupe explique que "la priorité de l'entreprise reste le maintien de la continuité de l'exploitation". Il va donc très prochainement présenter au tribunal de commerce de Quimper (Finistère) un plan de continuation, sa période de redressement judiciaire court jusqu'en novembre.
L'objectif de Charles Doux est de conserver ses deux activités du grand export et des produits élaborés de volailles en misant sur le soutien de la banque Barclay's. Rien n'est encore précisé sur les conditions sociales de ce projet. Les syndicats craignent des réductions d'effectifs.











