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DMC en redressement judiciaire et vers le démantèlement

05/05/2008
Le tribunal de commerce de Paris a placé le groupe de textile en redressement judiciaire. DMC SA, DMC Tissus et Loisirs & Créations bénéficient de trois périodes d'observation différentes. Les 1 100 emplois demeurent fragilisés.
DMC en redressement judiciaire et vers le démantèlement DMC échappe au pire. Conformément aux demandes de la direction et des représentants des 1 100 salariés du groupe de textile alsacien, le tribunal de commerce de Paris a opté lundi pour la voie du redressement judiciaire plutôt que pour celle de la liquidation. La durée des périodes d'observation diffère pour les trois branches du groupe : 6 mois pour DMC SA (fil à broder, 500 salariés environ), 3 mois pour DMC Tissus (activités sportswear, 350 salariés) et 2 mois pour la chaîne de magasins Loisirs & Création (220 salariés).

« DMC SA a les moyens de vivre et nous avons des commandes », analyse Graziella Stefana, secrétaire CFTC du comité de groupe : « Pour DMC Tissus et les magasins, je pense que la durée d'observation plus courte est une manière de dire aux repreneurs potentiels qu'il faut vite se manifester ».

« Le redressement judiciaire, c'est ce qu'on voulait », poursuit Joseph Grunenwald, secrétaire CFTC du comité d'entreprise de DMC Tissus : « Mais trois mois, c'est court. Donc il semblerait qu'on s'oriente vers une cession, ce qui nous inquiète parce qu'il reste quand même 350 salariés chez nous ».

De source syndicale, on précise que quatre entreprises (une pakistanaise, une turque, une indienne et une marocaine) pourraient être intéressées par la reprise de DMC Tissus. En février, le groupe DMC avait par ailleurs annoncé son intention de céder les 66 % qu'il détient dans l'enseigne Loisirs & Création, mais ce dossier n'a pas abouti pour le moment.

DMC avait saisi le tribunal de commerce de Paris le 30 avril pour faire reconnaître son état de cessation de paiements. « Le groupe est confronté à d'importantes difficultés de trésorerie et nous sommes contraints d'aller devant le tribunal de commerce, seule solution pour rechercher les moyens de donner toutes leurs chances aux différentes sociétés du groupe », avait déclaré François Demoulin, président du directoire de DMC.

Selon la direction, « cette situation provient de la dégradation persistante de l'environnement économique dans lequel le groupe exerce ses activités (poursuite de la baisse du dollar, baisse de la consommation depuis le début de 2008 et afflux de produits en provenance d'Asie) ».

Le plan social négocié en début d'année, qui prévoit 204 suppressions de postes au total, est suspendu depuis le dépôt de bilan. Les représentants du personnel réclament sa poursuite, car il permettrait d'éviter au maximum le recours aux licenciements secs.

De notre correspondant en Alsace, Thomas Calinon

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