Distilbène : UCB Pharma condamné
Par Ana Lutzky - Publié le
Le petit-fils d'une femme ayant pris du Distilbène a obtenu réparation ce jeudi. La cour d'appel de Versailles a entériné la reconnaissance d'un lien entre ce médicament et son handicap. Le laboratoire UCB Pharma, qui fabriquait l'hormone de synthèse, est condamné à lui verser 1,7 million d'euros de dommages et intérêts.
"La cour a considéré que l'exposition au Distilbène de la mère est responsable de l'accouchement très prématuré, qui lui-même explique de façon directe le handicap majeur dont souffre Louis", a déclaré devant la presse Me Martine Verdier après avoir pris connaissance de l'arrêt de la cour d'appel. Elle est l'avocate du plaignant.
La cour d'appel a en revanche reporté sa décision pour le cas d'une jeune fille, née grande prématurée en 1995, dans l'attente des conclusions d'une expertise ordonnée dans une autre procédure.
Le Distilbène est le nom commercial d'une hormone de synthèse prescrite en France entre 1950 et 1977 aux femmes enceintes pour prévenir les fausses couches, les risques de prématurité et traiter les hémorragies de la grossesse. La nocivité du DES ou diéthylstilbestrol a été établie chez les enfants exposés in utero, en particulier chez les filles. En 1977, le fabricant a décidé de rendre publique sa contre-indication aux femmes enceintes en France.

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