Direct Energie devient l'actionnaire principal de Poweo
Par Ana Lutzky - Publié le
Le troisième opérateur énergétique français est né. Direct Energie va succéder à l'autrichien Verbund en tant que premier actionnaire de Poweo. Les deux principaux nouveaux entrants face aux opérateurs historiques que sont GDF Suez et EDF ne feront donc plus qu'un.
La loi sur la Nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome) a donné un coup d'accélérateur à la consolidation du secteur. Poweo et Direct Energie comptent étudier prochainement la possibilité d'une fusion de leurs activités. Direct Energie, non coté en Bourse, va reprendre la participation de 46% de Verbund pour un montant total de 36 millions d'euros. La cotation de Poweo en Bourse pourrait être maintenue.
Le paiement doit s'effectuer en deux échéances égales, à savoir 18 millions d'euros à la date de la conclusion de l'opération et 18 millions d'euros le 1er juillet 2013. Au moment de la finalisation de la vente, Direct Energie se substituera à Verbund en ce qui concerne l'ensemble des engagements financiers de celui-ci envers Poweo. Ces engagements incluent notamment une ligne de financement du besoin en fonds de roulement.
Direct Energie a précisé qu'il "n’a pas l’intention d’acquérir des titres poweo supplémentaires afin d’exclusivement concentrer ses ressources financières sur le développement du groupe et ainsi saisir les perspectives nouvellement offertes par l’opération et la loi Nome".
une base d'un million de clients
• Suite à cette transaction, l'actionnariat de Poweo sera composé de Direct Energie (46%), d'Ecofin (25%), de Luxempart (10%) et de 19% pour le capital flottant.
• Direct Energie possède pour sa part deux actionnaires de référence: François 1er énergie (39,2%), holding contrôlée par l'homme d'affaires Stéphane Courbit, et Impala SAS (39,2%), société d'investissement de Jacques Veyrat.
Le nouvel entrant comptait alors sur une loi Nome avantageuse pour se renflouer. En effet, la loi Nome crée le système d’Accès régulé au nucléaire historique (Arenh), qui contraint EDF à vendre jusqu’à un quart de la production d’électricité de ses centrales nucléaires à ses concurrents. Powéo espérait pouvoir racheter cette électricité à 35 euros le mégawattheure (MWh), mais le gouvernement a fixé ce prix le 19 avril dernier à 40 euros à compter du 1er juillet, puis à 42 euros à partir du 1er janvier 2012.
Un prix trop élevé pour faire cavalier seul. Suite à l’annonce du gouvernement en avril, les responsables des deux groupes Powéo et Direct Energie avaient évoqué à nouveau leur probable rapprochement. "Nous espérons que les conditions d'une fusion de nos activités respectives puissent être réunies prochainement", indique Loïc Capéran, le directeur général de Poweo. "Cela constituerait alors une base d'un million de clients, et permettrait de commercialiser des offres encore plus compétitives et innovantes au bénéfice des consommateurs", affirme-t-il. L'opération reste soumise à l'approbation préalable de l'Autorité de la concurrence, attendue pour octobre 2011.
1 réaction
Larmour | 27/07/2011 - 14H27
DE et Poweo subissent les mêmes problèmes que GDF-Suez: le prix de l'Arenh qui determine le prix de revente de l'électricité par EDF au concurrents est bien trop supérieur et ne permet donc pas de pouvoir véritablement concurrencer le marché. L'avantage pour GDF-Suez c'est qu'ils sont présent sur le marché mondial et on par conséquent les liquidités suffisantes pour supporter ce genre de pratique. Espérons que cela change.

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