Deutsche Telekom acquiert 10% supplémentaires du grec OTE
Par Ana Lutzky - Publié le
Le mouvement des privatisations grecques est lancé. Parmi les premiers repreneurs figure Deutsche Telekom. Le groupe allemand a annoncé lundi que l'Etat grec avait exercé son option de vente de 10% du groupe de télécommunications OTE.
"L'option de vente contractée (en 2008) est exercée aujourd'hui, par le fait de ce communiqué", a indiqué Deutsche Telekom. Le groupe, qui avait acheté il y a trois ans une part de 30% de l'opérateur grec, porte ainsi sa part des droits de vote d'OTE à 40% plus une voix.
Mis sous pression par ses créanciers pour privatiser au plus vite, le gouvernement grec avait proposé fin mai à Deutsche Telekom de lancer la procédure de rachat d'une part d'OTE. Puis il a annoncé la semaine dernière activer son option.
Le prix de cession ? Il correspond à la moyenne pondérée du cours de Bourse d'OTE sur les vingt séances précédant la transaction, majorée de 15%, précise Deutsche Telekom, mais n'a pas encore été fixé. La transaction, qui porte sur 49 millions d'actions, a un volume d'environ 400 millions d'euros, selon le groupe.
L'Etat grec céderait le reste durant l'été
Une fois bouclée cette opération, l'Etat grec détiendra 10% plus une voix dans OTE, selon Deutsche Telekom. La part directe d'Athènes dans la société sera de 6%, les 4% restant ayant été transférés à un fonds de retraite. Le gouvernement grec ne peut pas en disposer à sa guise. Selon les médias grecs, le paquet de 6% pourrait être proposé aux Allemands durant l'été.
Fleuron de l'économie grecque et premier groupe de télécoms dans les Balkans, OTE a accusé en 2010 une chute de son bénéfice net de 90%, à 39,6 millions d'euros. Une chute imputée aux pertes de sa filiale roumaine RomTelecom et au coût d'un plan de retraites anticipées en Grèce, dans un contexte de forte chute de la consommation liée à la crise économique.
OTE emploie quelque 30.000 salariés. Jeudi dernier, OTE avait été touché par un mouvement de grève pour protester contre la poursuite de la privatisation.

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