Dette d’état, les signes avant-coureurs
Par Fabrice Frossard - Publié leAprès Dubaï, plombé par la dette de son conglomérat, cette semaine la dette de plusieurs Etats inquiète les marchés. Cette fois ce sont les « PIGS » acronyme déplaisant donné par les anglo-saxons au groupe, Portugal, Irlande, Grèce et Espagne. Comme d’autres pays européen, ces quatre pays voient leur note dégradée par les principales agences de notation.
A commencer par la Grèce, surprise en flagrant délit de statistiques économique plus flatteuses que la réalité : annoncé à 6% en début d’année, ses déficits seraient plus proches de 13% du PIB (tout comme l’Irlande) et 9,4 % en 2010 et la dette publique élevée à 113% du PIB à 300 Milliards d’euros ! De fait, les agences ont baissé toutes leurs recommandations sur les principales banques du pays, au motif que la situation du gouvernement ne lui permet plus de les refinancer. Cette inquiétude touche de fait la zone euro, et a même conduit le commissaire européen aux Affaires économiques à publier un communiqué dans lequel une aide est proposée au gouvernement : La Commission se tient prête à aider le gouvernement grec dans la mise en place de son programme de réforme et de consolidation fiscale.»
Pas mieux du côté de l’Espagne plombé par des « déficits fiscaux persistants » selon Standard & Poor et un déficit prévu de 8,1% du PIB en 2010 et une dette publique qui devrait atteindre 67% du PIB l'an prochain et augmenter en 2011. Le chef du gouvernement, Luis Zapatero a cette semaine voulu rassurer en déclarant que le Trésor espagnol se comportait normalement et n’avait aucun problème pour financer son déficit. "Les taux de couverture des ventes d'obligations (de l'Espagne) sont supérieurs d'environ 200% à ceux de l'an dernier", a-t-il souligné lors d’une conférence de presse pour présenter le rapport économique annuel du pays.
Dans cette litanie de pays, on attendait pourtant l’Angleterre dont les finances publiques ne se portent pas si bien que ça avec une dette publique de 65% du PIB en 2009 pour un déficit de 12% du PIB, soit des chiffres assez proches de ceux de la Grèce. Ces chiffres anglais ont d’ailleurs du contribuer à l’instauration de la taxe « temporaire » sur les bonus offerts aux traders et managers des banques de la City. A noter que Nicolas Sarkozy a aussitôt emboîté le pas à l’Angleterre. Lors de la présentation budgétaire, le ministre des finances britannique, Alistair Darling, a de l’avis des analystes, présenté un budget de campagne avec pour seule mesure de réduction budgétaire l’augmentation de 0,5 point des cotisations sociales. Il a par ailleurs prévu un déficit public entre 173 à 176 milliards de livres. Rien de drastique.
Des indices mitigés
Sur le front de l’économie, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont plus hautes que prévues aux Etats-Unis avec 474 000 inscriptions. La balance commerciale US s’est elle contractée de 7,6% par rapport à septembre pou atteindre 32,94 milliards de dollars. Les exportations sont au plus haut niveau depuis près d’un an en hausse de 2,6% par rapport au mois de septembre.
En France la surprise vient de la production industrielle qui recule de 1,2% en octobre, alors que les analystes attendaient une hausse de 0,7%. La production manufacturière est en repli de 0,8% après 1,1% le mois précédent. Néanmoins sur le trimestre affiche un solde positif à 2,2% pour la production industrielle et en augmentation de 2,6% pour la production manufacturière.
Et l’or ?
Après son plus haut historique à 1 266 dollars l’once, l’or est sur une tendance baissière, sans doute due en partie au solde des positions à terme de fin d’année ainsi que la remontée du dollar. Laquelle remontée est une mauvaise nouvelle pour les investisseurs.
Dans ce contexte, la bourse reste indécise, avec une légère hausse sur les différentes places mondiales. Ce vendredi le CAC ouvre en hausse de 0,63% à 3822 points, dopée par les bons chiffres de l’économie chinoise dont la production industrielle est établie à 19,2% et des prix en hausses.
L’action de la semaine
Thomson perd toujours du terrain, ce matin -3,66% à 0,86 euro. L’augmentation de capital annoncée cette semaine dilue fortement l’action et la rend de facto moins attractive pour les actionnaires. Pour mémoire, Thomson a annoncé un plan de sauvegarde mis à la disposition de ses créanciers et approuvés par eux. Au final, Thomson a réduit de 45% sa dette à 1 550 milliards d’euros contre les 2 839 milliards initiaux. Cette restruscturation de la dette a fait plonger le cours tout au long de la semaine.
A suivre aussi Soitec qui a annoncé ce matin l’acquisition de Concentrix, un des leaders dans la fournitures de systèmes photovoltaïques à concentration (CPV) et annoncé parallèlement une alliance technologique stratégique avec l'Institut Fraunhofer et le CEA-Leti. A cette annonce le titre prenait 2,13% ce matin.
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1 réaction
stonemade | 11/12/2009 - 10H55
Pour ce qui est de l'or, j'ai toujours confiance. Je crois que le cours de l'or va encore continuer à grimper. Il est normal qu'il marque de légères pauses. Cela donne la possibilité à ceux qui n'ont pas eu la chance d'investir de le faire.

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