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Des ventes en baisse pour PSA en 2011

Par Barbara Leblanc - Publié le
PSA Peugeot Citroën
© D.R. - PSA

Alors que l’Alliance Renault Nissan a révélé à Détroit des chiffres de ventes record en 2011, ses deux marques concurrentes, Peugeot et Citroën, souffrent plus largement de la baisse des immatriculations en Europe.

L’année 2011 aura été décidément difficile pour le groupe PSA. Le premier constructeur automobile français annonce ce 12 janvier une baisse de ses ventes mondiales de 1,5% en 2011 à 3,55 millions d’unités.

C’est le marché européen, principal débouché du groupe, qui tire les chiffres de ventes vers le bas. En effet, dans cette zone, le groupe a immatriculé moins de véhicules qu’en 2010. Les ventes ont marqué le pas en diminuant de 6,1% à deux millions d’unités. Le groupe a alors perdu des parts de marché en Europe.

Il a par exemple vendu 1,3% de véhicules en moins sur le marché français. Mais ce sont les marchés en Espagne et en Italie qui ont été le plus affectés (-16,9% et -10,5% respectivement). Il précise que c’est surtout le recul du segment B qui explique la totalité de la chute. Selon lui, le modèle Peugeot 207 a été massivement concurrencée. Mais le groupe tente de rassurer avec l’arrivée de la 208 en 2012.

42% à l'international

Dans les autres pays du monde, les immatriculations du groupe progressent, mais trop peu pour compenser l’effondrement des ventes en Europe. Le groupe a cédé 42% de ses véhicules en dehors des frontières européennes en 2011, notamment en Amérique latine (325 000 unités), en Russie (74 000 voitures environ) ou encore en Chine (400 000 voitures).

Face à ces performances en demi-teinte, le groupe ne donne aucune prévision pour 2012. Il estime qu’en Europe le marché pourrait connaître une nouvelle chute. Mais reste plus optimiste pour ses capacités d’expansion à l’international : "dans ces zones de développement, la croissance des marchés, ajoutée aux gains de parts de marché, permettra à PSA Peugeot Citroën de réaliser son objectif de réaliser 50% de ses ventes hors d'Europe en 2015 et deux tiers en 2020".

Pas d'alliance en vue

Le tout nouveau directeur général des marques, Frédéric Saint-Geours, précise que "nos nouveaux développements et les bénéfices apportés par la nouvelle organisation de la Direction des Marques permettront d'accélérer la mise en œuvre de notre stratégie".

Revenant sur la rumeur mise en avant par la presse italienne et plus ou moins entretenue par le patron de Fiat, Sergio Marchionne, le directeur des marques assure que les conditions ne sont pas remplies pour un tel rapprochement. "Nos actionnaires de référence nous ont dit: s'il y a besoin, pour développer le groupe (...) de regarder des options stratégiques, nous sommes prêts à le faire, assure-t-il sur BFM radio. Simplement, une alliance de ce genre, il faut qu'elle remplisse des conditions".

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