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L'usine Agro

Des smileys sur la devanture des restaurants ou des abattoirs, mais pour quoi faire ?

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

Depuis lundi 3 avril, des vignettes de petits bonhommes souriants ou dépités ont fait leur apparition sur les devantures des abattoirs, supermarchés, restaurants, et industriels de l’agroalimentaire… Objectif du gouvernement, afficher les résultats des contrôles sanitaires réalisés dans les établissements de la chaîne alimentaire, afin de rassurer le consommateur. Explications sur ce dispositif "Alim'Confiance", alors que des sénateurs appellent justement les entreprises du secteur à ne pas relâcher leur vigilance en la matière.

Des smileys sur la devanture des restaurants ou des abattoirs, mais pour quoi faire ?
Le site web Alim'Confiance qui recense les résultats de controles

De quels contrôles s’agit-il ?

Chaque année, les services de l’Etat réalisent 55 000 contrôles d’hygiène dans les établissements de la chaîne alimentaire. Depuis la loi d’Avenir de l’Agriculture, adoptée en 2014, il a été décidé de les rendre publics, pour plus de transparence auprès du consommateur. Ce lundi, première étape avec 1 500 résultats des contrôlées réalisés en mars, qui sont affichés.

L’an dernier, 35% des contrôles avaient été effectués dans l'industrie agroalimentaire. Pour les entreprises de production et de transformation, est pris en compte le niveau de maîtrise sanitaire. Pour les abattoirs, est également considéré le respect des normes en matière de protection des animaux.

Pourquoi des smileys ?

Le gouvernement a voulu des icônes qui parlent au grand public. Quatre smileys indiquent donc le niveau d’hygiène de chaque établissement. Du sourire "Très satisfaisant" (un établissement présentant au maximum des non-conformités mineures), au "satisfaisant" (l’autorité administrative lui a adressé un courrier de rappel de la réglementation pour qu’il améliore ses pratiques), au mitigé "à améliorer" (l’exploitant doit procéder à des mesures correctives dans un délai défini, avec un nouveau contrôle à venir), jusqu’au désapprobateur "à corriger de manière urgente". 1% des sites visités l’an dernier ont été ainsi fermés ou se sont vus retirer leur agrément, la santé du consommateur étant jugée potentiellement en danger.

Où apparaît l’information ?

Un site internet regroupe toutes ces informations sur une carte de France interactive, permettant de rechercher l’établissement par son nom, son adresse, ou le numéro d’agrément (estampille sanitaire figurant sur les emballages) pour un industriel. Est aussi lancée une application smartphone dédiée "alim'confiance". Les données affichées seront le nom de l’établissement, la date de la dernière inspection et le niveau d’hygiène.

Pourquoi le gouvernement y croit ?

Une expérimentation avait déjà été réalisée à Paris et Avignon en 2015. En Europe, huit pays (dont le Royaume-Uni) ont d’ores et déjà publié leurs contrôles : "la mise en place de la mesure s’est toujours accompagnée d’une amélioration du niveau sanitaire des établissements", assure le ministère français de l’Agriculture, qui estime valoriser aussi ainsi les bons élèves. "Chaque professionnel concerné sera informé de cette publication au préalable", précise-t-il.

Mais dans certains secteurs, c'est la soupe à la grimace. Dans l’hôtellerie-restauration, on s'inquiète déjà de l'utilisation des données générales sur Internet, notamment via les réseaux sociaux ou les guides gastronomiques.

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