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L'Usine de l'Energie

Des résultats 2016 en baisse pour EDF qui espère un rebond en 2018

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Publié le , mis à jour le 14/02/2017 À 09H32

Infos Reuters PARIS (Reuters) - EDF a publié mardi des résultats 2016 pénalisés par la baisse des prix de marché de l'électricité et de sa production nucléaire en France. Toutefois, le groupe estime que le rebond de ses performances en 2018 devrait lui permettre d'atteindre son objectif de flux de trésorerie (cash-flow) positif.

Des résultats 2016 en baisse pour EDF qui espère un rebond en 2018
EDF a publié mardi des performances opérationnelles en nette baisse au titre de 2016, pénalisées par la baisse des prix de l"électricité et le recul de sa production nucléaire en France, et a confirmé ses objectifs 2017.
© Wikimedia - E48616 - CC

Cet indicateur, qui traduit la capacité de l'électricien public à financer ses investissements et le dividende versé à ses actionnaires, s'est établi à -1,6 milliard d'euros en 2016 contre -2,1 milliards en 2015.

EDF, dont l'Etat détient 85,6% du capital, a fait savoir dans un communiqué que son bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement (Ebitda) devrait s'établir à plus de 15,2 milliards d'euros en 2018.

Pour 2017, il confirme que son Ebitda reculera à un niveau compris entre 13,7 et 14,3 milliards d'euros, sous l'effet notamment de la baisse des prix de marché en France et au Royaume-Uni.

"Nous voyons que 2017, comme prévu, sera une année encore difficile mais que 2018 sera l'année du rebond", a déclaré son PDG Jean-Bernard Lévy, lors d'une conférence téléphonique. "On a une capacité à gérer notre cash qui s'est considérablement renforcée et on le montre en confirmant (...) l'hypothèse de cash-flow positif en 2018", a-t-il ajouté.

EDF a toutefois précisé que son objectif de cash-flow positif après dividendes (hors projet du compteur "intelligent" Linky, nouveaux développements et cessions d'actifs) se comprenait notamment hors acompte sur dividende pour l'exercice concerné.

Sur RTL, le PDG a en outre estimé nécessaire que les tarifs "augmentent légèrement" en France pour permettre au groupe d'investir.

EDF a enregistré au titre de 2016 un résultat net courant de 4.085 millions d'euros (-15,3%), un Ebitda de 16.414 millions (-6,7%) et un chiffre d'affaires de 71.203 millions (-5,1%), tandis que son résultat net part du groupe - pénalisé en 2015 par d'importantes dépréciations d'actifs - a bondi de 140% à 2.851 millions.

Le dividende reste à préciser

Selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, les analystes attendaient en moyenne un résultat net part du groupe de 3.152 millions d'euros, un Ebitda de 16.132 millions et un chiffre d'affaires de 70.768 millions.

EDF propose de verser 2,1 milliards d'euros sous forme de dividende au titre de 2016, avec l'option maintenue d'un paiement en actions nouvelles, le montant du dividende par action devant être précisé lors de son augmentation de capital.

Confronté à de lourds investissements - dans le nucléaire français, l'EPR britannique d'Hinkley Point ou encore le rachat de l'activité réacteurs d'Areva -, EDF envisage une augmentation de capital de 4 milliards d'euros, à laquelle l'Etat français s'est engagé à participer à hauteur de 3 milliards, prévue d'ici à fin mars.

Le groupe prévoit toujours une optimisation de ses investissements nets (hors Linky, nouveaux développements et cessions d'actifs) de près de 2 milliards d'euros en 2018 par rapport à 2015, à un niveau de 10,5 milliards.

EDF continue également de viser une réduction de ses charges opérationnelles d'au moins 1 milliard d'euros en 2019 par rapport à 2015 et des cessions d'actifs d'environ 10 milliards à l'horizon 2020, déjà signées ou réalisées à hauteur de 6,7 milliards.

Le groupe table en outre pour 2017 sur une production nucléaire en France comprise entre 390 et 400 térawatts-heure (TWh), après le faible niveau de 384 TWh (-7,9%) enregistré en 2016 en raison des arrêts de plusieurs réacteurs pour des contrôles imposés par l'Autorité de sûreté nucléaire.

Pour Reuters, édité par Dominique Rodriguez

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