Des oeufs sur le siège de Steelcase
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Le fabricant de mobilier de bureau Steelcase annonce qu'il « engagera des poursuites » après l'action menée jeudi à la mi-journée par « une cinquantaine de manifestants » venus du site de Marlenheim (Bas-Rhin) qui ont bombardé d'oeufs la façade du siège du groupe, à Schiltigheim.
Steelcase a dévoilé le 14 avril un plan de réorganisation industrielle qui prévoit la fermeture du site de Marlenheim (armoires métalliques et panneaux en bois), où travaillent 202 salariés. Le groupe américain propose 97 transferts de postes dans son unité de Wisches (Bas-Rhin) et une trentaine de créations de postes à Sarrebourg (Moselle). « Par ailleurs, le projet de PSE prévoit également plusieurs mesures visant à sauvegarder des emplois au sein du groupe : dispositif de départs volontaires, incitation au départ à la retraite... », insiste-t-il dans un communiqué.
« Mais ces reclassements, personne n'y croit. Steelcase est lancé dans une stratégie qui consiste à se séparer de tout ce qui est métallurgie en France et demain, Wisches fermera », conteste Ali Hamza, délégué syndical central du SIS (Syndicat indépendant de Steelcase).
Les ouvriers, en grève depuis le 14 avril, réclament des indemnités à hauteur de 300 000 euros par salarié licencié. Pour justifier ce montant, ils invoquent un « préjudice moral » : « On a vécu dix années dans le doute de savoir si on allait garder ou perdre notre boulot », résume Ali Hamza, rappelant les nombreuses pertes d'emplois enregistrées au cours de la dernière décennie.
La direction propose de son côté « une enveloppe moyenne et globale de départ estimée à 40 000 euros par salarié dont le licenciement ne pourrait être évité ».
De notre correspondant en Alsace, Thomas Calinon
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