Des militaires tentés par le civil
Par G. L.-B. - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3233
Il y a encore quatre ans, ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) surclassait DCNS. Entre 2005 et 2008, cette filiale de ThyssenKrupp, spécialiste du naval, multipliait les commandes, notamment dans les sous-marins conventionnels. Elle affichait un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros. Mais la situation a changé et c'est le français qui a remporté les derniers marchés (les sous-marins au Brésil, en 2009 ; les frégates FREMM). Lui qui pesait 1,6 milliard d'euros de ventes au début des années 2000 représente aujourd'hui deux fois le volume d'affaires de TKMS. Et encore, celui de l'allemand intègre des activités civiles liées à la fabrication de yachts. Après 554 millions d'euros de perte en 2009, TKMS est revenu dans le vert péniblement. L'allemand s'est recentré sur les sous-marins et a vendu ses activités civiles au groupe d'Abu Dabi MAR. Ce dernier est devenu le partenaire à 50-50 de TKMS pour les navires armés de surface. De son côté, DCNS, avec sa gamme de sous-marins Scorpène (14 bateaux vendus depuis 2005), a gagné des compétitions face à TKMS. L'ex-arsenal a, en plus, développé une diversification dans le nucléaire civil et l'énergie marine, qui porte ses fruits. Mais le sort de DCNS reste dépendant à 70 % des budgets militaires français, alors que TKMS affiche un taux d'export de 74 %.
Chiffre d'affaires 2,5 milliards d'euros Marge opérationnelle 6,5 % Prises de commandes 6,9 milliards (14,4 milliards en carnet) Part de l'activité à l'export 30 % Effectif
Chiffre d'affaires 1,2 milliard Marge opérationnelle 3 % Prises de commandes 531 millions (5,3 milliards en carnet) Part de l'activité à l'export 74 % Effectif 5 500 personnes
Dossier
Nos champions se ressemblent tant...
- MÊMES STRATÉGIES, MÊMES HANDICAPS
- UN TEMPS D'AVANCE OUTRE-RHIN
- LA PRIME AU LEADER
- Deux frères, deux destins
- Ils ne régatent pas dans la même catégorie
- Des militaires tentés par le civil
- Parier sur la France ou sur le monde
- Le spécialiste contre le polyvalent
- Le plus gros n'est pas toujours le plus fort
- Ils font technologies communes
- Concurrents mais pas trop
- Champions du monde... Ex Aequo

dans la même rubrique
26/05/2012 Areva tourne vers L’Australie26/05/2012 Le jurassien Tech Power revisite la signalétique
26/05/2012 Un label décolletage












