imprimer

Des idées pour l’industrie

Le 27 novembre 2009

Je suis cadre senior, et suis à la recherche d’un emploi, afin si possible de travailler encore une dizaine d’année.
 
Durant cette période je constate que chacun fait comme le voisin sans au juste savoir pourquoi, c’est la « gouvernance d’entreprise (1)» dans l’indécision et le manque de justification.
 
Des « recherches de compétences » qui sont légions, et ne trouvent pas preneur ? Ces mêmes annonces simplement réactualisées par la date de parution, sont toujours en souffrances depuis deux années, voir plus, c’est vraiment prendre les gens pour des demeurés.
 
En effet, au préalable de ma situation, j’étais aux commandes d’un projet international de niveau mondial, d’environ 500 millions d’euros. A cette période, durant l’été 2008, la difficulté de la stratégie à adopter était de savoir où trouver les ressources (entreprises compétentes et disponibles, main d’œuvre qualifiée, délais, qualité et prix jugulés).
 
La question était vaste de par le monde, et les solutions sans miracles. Preuve en est que notre pétrolier national, et son projet de raffinerie en Arabie-Séoudite (11 milliards d’USD), a du revoir ses évaluations à la hausse durant cette période tellement les tensions du marché mondial étaient grandes.
 
Je précise que sur un projet de moindre importance, de l’ordre de plus de 300 millions d’euros, l’ensemble des ressources industrielles françaises du secteur donné a été asséchées pour deux années.
 
Par ailleurs, à ce jour nous entendons parler, souvent à tors, de bien « durable », d’écologie etc…
 
Certes, il est impérieux d’y penser, mais aussi de poser la première et unique bonne question, celle que peu de gens se sont posé. La bonne question, c’est : Est-ce que la planète peut supporter 6, 9, 12 milliards d’individus ? A quelle échéance ?
 
Seul les gouvernements de la Chine se sont posé cette question, et à ma connaissance M Pizani en France. Personne ne souhaite entendre ce discours, qui est bien la seule question réelle et très sérieuse. C’est aussi celle qui devrait amener la première réflexion, ainsi que la première réponse avant toute autre.
 
Le reste, et le vacarme médiatique engendré par certains, dans le seul but de se faire connaître. Ce n’est qu’illusions et solutions du désespoir, avant le terme qui aura juste été repoussé de quelques décennies, tout au plus.
 
Donc, fonction de ce qui précède, mais aussi des besoins bien réels de personnes de par le monde, mais donc aussi par répercussion, des entreprises, il y a des besoins gigantesques, sans pour autant nier les évidences de préserver notre planète.
 
Ces besoins sont multiples, et pourraient être très rapidement identifiés.
 
C’est le cas de l’accès à l’eau potable, à l’énergie, etc…
 
De par le monde et dans votre magasine Usine Nouvelle, il y a eu un article récemment sur l’énergie hydraulique. Celle-ci ne peut pas être taxée de polluer, et au surplus elle est renouvelable ! Au sein de cet article il était spécifié que plusieurs centaines de barrages hydrauliques de plus de 20 mètres de chute étaient dans les cartons.
 
Que faisons nous ?
 
Pas grand-chose, si ce n’est faire comme le voisin, attendre.
 
Ces investissements basiques, nombreux, importants tant en matière de besoins, que de ressources (finances, compétences, etc …) sont des investissements à très long terme. Pourquoi les reporter ?
 
A ce jour, ce serait la démarche la plus rentable qui soit, puisque il faudra les faire ces investissements. Ce serait au surplus, sur un marché mondial non tendu, donc avec des marges de négociations dans tous les domaines de la finance, des délais, de la qualité, etc… !
 
Alors, qu’attendent les "investisseurs", les "entrepreneurs", et autres "idéologues" de toutes natures, pour « faire différent » ?
 
Rien, si ce n’est, faire comme le voisin, attendre que le marché soit tendu.
 
 
(1) Terme pompeux pour les personnes qui l’utilise de dire simplement « diriger » (une entreprise ou un pays), mais c’est tellement mieux et plus « porteur de se vanter » !
 
Sylvain LE PREVOST
 

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

2 réactions

B.G. | 05/12/2009 - 22H16

Surpopulation, eau, énergie, et…un peu d’amertume !
Un certain nombre de bonnes questions !
N’en doutons pas, des « mines » de travail à exploiter.
Dans la rubrique énergie sur le portail du blog, s’expose la litanie des « champions ».

Les trois nôtres sont en tète, qui en sont encore en Finlande ou à Flamanville, à n’avoir guère prévu l‘acheminements des données numériques fiables, ou les boutons de commandes manuelles pour contrôler l’EPR. (Dixit la sûreté)
On ne se souvient pas, au pays, de la fable de la Fontaine, « La grenouille et le bœuf ».
Qu’attend t-on, que nos concurrents américains, ou japonais nous dame le pion ?

Je n’en reviens pas, d’avoir ainsi perdu l’esprit de réconciliation et de coopération intra européenne qu’ont initié nos pères, cet esprit qui a valu de si bonnes années.
La « mine » est en la matière, si importante, que seule une coopération ouverte entre tous ces champions, permettrait une synergie à la véritable échelle de l’entreprise.
Mais il faut bien le dire, en la matière, notre pays donne l’exemple d’un coq de basse cour, presque apeuré, dressé sur ses ergots, dénué de bon sens, d’esprit inventif et d’imagination .
Ce serait pourtant le moment d’être un peu plus grand, le moment d’inventer une autre manière d’être, dans l’art de nos relations,
Le moment pour ces gouvernements et ces entreprises de mesurer l’intérêt de tous et de chacun de partager la tache ; Nous serions tous gagnants.
Bien sur il faudrait accommoder les règles entre nous, mais nos bases spirituelles, et sociales devraient nous le permettre.
De la même manière, dans ces grandes entreprises, ou celles qui peuvent en comprendre , donc en admettre l’intérêt, toujours gagnant, reconnaître que la première richesse est l’adhésion de ses membres au projet, et que l’on doit trouver ici aussi le moyen d’y intéresser chacun,
La aussi, il faut de nouvelles règles, qui tout en maintenant une direction stable sur le long terme, dans ces entreprises, donne l’envie au potentiel intellectuel, ou physique de chacun de s’engager à fond, comme si c’était pour soi.
Il est probable que dans ce cas, l’on assisterait à la libération des énergies, une nouvelle jeunesse, et de meilleurs paris pourront être gagnés.

Signaler un abus |  CITER

SL | 30/11/2009 - 19H16

Bonjour, Mea culpa envers M Pisani.

Suite aux commentaires déjà effectués sur ce sujet, et les immobilismes de toutes natures, quand sera posée la bonne question sur la population maximum que peut supporter la planète ?
Pas demain, ni par les instances concernées, ni par les vers.
Pourtant, après avoir posé cette
question, puis y apporter une réponse crédible, et enfin les priorités à assurer, avec le calendrier associé, il y a des besoins immenses de par le monde. Il est effectif que cela ne relève pas de la même philosophie que la gestion des subprimes, et de l’Emirat de Dubaï, puisqu’il s’agit du long terme.

L’accès à l’eau potable, donc engendre son retraitement.
L’accès à l’énergie, engendre des satisfactions pour les ménages, mais aussi pour le développement
des pays qui en ont le plus besoin.

Cela pourrait résoudre une partie de la question de l’immigration clandestine, mais aussi la satisfaction de ces gens de vivre chez eux. Pour toutes ces
technologies, il faut des investissements, des techniques, du personnel qualifié, de la formation pour les personnes sur place.

Dans ce cadre, il y a les contrats dits BOT (Built, Operating and Transfert). Pourquoi ne sont-ils pas utilisés ?
Vaste question, qui relève de l’investissement à long terme, mais aussi du bien-être des populations concernées.

Cela relève tant de la volonté des états que de l’ONU, qui aurait mieux à faire que de faire des casques, pour éviter les bleus. SL

Signaler un abus |  CITER


Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
Ouvrier Soudure

Agenda de l'industrie : la semaine du 13 au 19 février 2012

C'est une semaine à tendance politico-industrielle qui s’annonce. Mais aussi...

Taxe

Cette taxe que l'on a exportée partout

C'est sans doute la technologie que nous avons le mieux vendue à l'étranger. Sans...

Pierre Gattaz

"La techno que je déteste ? Le trading haute fréquence"

Pierre Gattaz, président de Radiall et du Groupe des fédérations...

Usine sous la neige

De la vague de froid à la TVA sociale, une semaine d'industrie

Ce sont surtout les basses températures, le verglas et la neige qui auront...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter