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Des équipements plus adaptés aux besoins des utilisateurs

Par Mirel Scherer - Publié le
Salon Industrie
© D. R.

Le salon Industrie 2011 a fermé ses portes ce 8 avril dans une atmosphère résolument optimiste. Pendant quatre jours les exposants ont été agréablement surpris par le nombre important de visiteurs et, surtout, par la qualité des projets qu'ils leur ont été soumis.

Le moral des entreprises qui ont fait le voyage à Lyon pour exposer leurs produits à Industrie 2011, le salon phare de l'industrie, est à l'aune de la météo. Au beau fixe. "Je n'ai pas vu une manifestation d'une telle qualité depuis une dizaine d'années", s'enthousiasme René Amaury, responsable des applications innovantes chez Renishaw.

Le succès de la manifestation, qui a drainé à 90% des visiteurs de la région, tient notamment à la volonté des exposants de proposer des équipements plus adaptés aux besoins des utilisateurs.  "Nos clients s'orientent de plus en plus vers des machines multifonctions, dont la taille ne cesse d'augmenter", confirme ainsi Danilo Salamoni, directeur de MCM France, un spécialiste italien de l'usinage des pièces complexes pour l'aéronautique. Mais qui vise aussi les domaines de l'énergie ou du transport.

Confirmation aussi chez Realmeca avec le centre d'usinage 7 axes RM3 dont la précision de répétabilité de 2 µm et la grande vitesse de la broche d'usinage séduisent les entreprises du médical. Comme Stryker, l'un des leaders mondiaux de la prothèse qui utilise quatre machines du constructeur français.

"Les affaires reprennent si fort que nos fournisseurs de composants, règles et autres roulements, n'arrivent pas à fournir", affirme Jean-Baptiste Médot, directeur commercial de Realmeca. Tout en constatant que le chiffre d'affaires 2011 sera tout de même inférieur de 20 % à celui de 2008.

Chez Codem, qui distribue en France les machines du constructeur japonais Okuma, on attire l'attention des clients potentiels sur le coût de possession d'une machine-outil. "Les utilisateurs ne regardent pas assez ce coût, regrette Bernard Besse, président de Codem. Or, le coût de possession d'une de nos machines n'est que de 0,7 % de son prix d'achat, par an. Soit 1400 euros par an pour un équipement qui  vaut 200 000 euros."

Le service après-vente n'est pas non plus oublié chez Codem. "Une quinzaine de techniciens est en permanence sur le terrain, mais nous privilégions quand cela est possible la télémaintenance via Internet", ajoute le spécialiste. Grâce au site sécurisé Webex.

Les constructeurs veulent aussi améliorer le QI de leurs machines. Objectif : apporter une aide constante à des opérateurs confrontés à des équipements de plus en plus sophistiqués. S'ils ont choisi une machine de dernière génération de Mazak, ils seront ainsi avertis par des messages vocaux d'une manœuvre erronée.

La commande numérique de machines Okuma, qui peut se relier à des programmes Excel pour l'édition des rapports, dispose de systèmes anticollision ou de contrôle des vibrations intégrés.

Distribué par Orbatech, le constructeur américain MAG s'intéresse lui à la prolongation de la durée de vie des outils de coupe. Il présentera en septembre prochain à l'EMO 2011 de Hanovre (Allemagne) son système cryogénique de refroidissement de la zone d'usinage. "Le dispositif, qui sera installé sur un tour vertical ou sur un centre d'usinage, améliore de 30 % la vie des outils, précise Jochen Schaede, responsable de ventes chez MAG Allemagne. Nous sommes en train de breveter cette solution dont le secret réside dans la concentration du jet de fluide sur la pointe de l'outil."

Staübli sera lui aussi fin prêt pour présenter à l'exposition allemande un robot qui pourra être programmé par un langage de programmation utilisé par une commande numérique classique.

Enfin, les visiteurs qui voulaient voir plus loin dans le temps trouvaient réponse à leur impatience sur le stand Industrie 2020. Concocté par le Centre technique des industries mécaniques et le Symop (Syndicat des équipements de production), le programme était alléchant.

Deux exemples. Une maquette interactive d'usine eco performante démontrait ainsi ce qui se fait de mieux pour économiser l'énergie. Réalisée par le réseau des centres techniques industriels à la demande de la région Rhône-Alpes, cette "usine" traite ses eaux usées, filtre ses fumées et dispose d'un bureau d'études qui fait de l'éco-conception.

Le pôle de compétitivité mécanique ViaMéca montrait lui, un projet intéressant pour ceux qui veulent se lancer dans la fabrication rapide. Une machine de frittage laser de Phenix Systems est utilisée dans le cadre du programme Multimat pour la fabrication des pièces hybrides. A savoir, des composants multimatériaux et multifonctionnels.

"Nous réaliserons une pièce anti-effraction de serrurerie, une bielle multimatériaux, des éléments de moule, des composants bi-vis pour Clextral", annonce François Raymondet, pdg de Phenix Systems. Beau programme en perspective…

 

Par Mirel Scherer, à Lyon

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