EMPLOI-PRO Le taux d’encadrement dans l’aéronautique oscille entre 30 et 50 %. Un pourcentage au-dessus de la moyenne française. D’où des compétences de plus en plus pointues demandées à des salariés très recherchés
Dans l’aéronautique, le grand mouvement de balancier de la mode managériale est en marche. Après une farouche volonté de disposer de managers pour gérer les entreprises de l’aéronautique, le secteur s’est aperçu qu’il était vital pour lui de disposer d’experts et de spécialistes en technique. On assiste donc – et ce sera la tendance des prochaines années - à un retour en grâce des ingénieurs ingénieux. D’où la volonté de permettre aux super techniciens de prendre le pouvoir dans ces sociétés. " La matière première la plus rare de l’aéronautique va devenir la main-d’œuvre qualifiée, précise Bernard Valette, président du syndicat CFE-CGC aéronautique, espace, défense. Notre profession mais aussi notre société ont décrédibilisé la technique. D’où des difficultés à recruter des ingénieurs qui aiment l’ingénierie… ". Or, cette dernière fait la différence dans l’aéronautique. " Pour progresser, poursuit le syndicaliste, l’ingénieur doit disposer d’une base scientifique la plus solide possible. Mais il devra aussi être mobile et changer de métier régulièrement. L’idée est d’acquérir une vision globale de l’entreprise. Nos entreprises sont devenues des sociétés de business. Nous sommes allés trop loin. Les carrières dans la production ont été dévalorisées au profit de celles des gestionnaires de projets. Cela pose des problèmes. Je fais le pari que les carrières dans la production et les bureaux d’études seront de plus en plus valorisées "...
Lire la suite sur Emploi-pro.fr










