Des circuits électroniques solubles

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Circuit soluble
© Université Illinois

Implantés dans le corps, par exemple pour contrôler l’infection post-opératoire, ils fonctionnent quelques jours avant de se dissoudre complètement. Leur durée de vie est programmable.

Ce sont de vrais systèmes électroniques, constitués de transistors, diodes, capacités, résistances… mais leur durée de vie est limitée : immergés dans un milieu aqueux, et notamment dans des tissus biologiques, ils se dissolvent tout seuls sans laisser de trace.

Les chercheurs américains qui publient ces résultats aujourd’hui dans la revue Science (des laboratoires de l’Université de l’Illinois et de Tufts University) ont fait un test in vivo en implantant sous la peau d’un rat un dispositif de chauffage électronique, qui permet une thérapie thermique d’infections locales après une opération : comme prévu, le système a fonctionné pendant 15 jours avant de disparaître.
Les circuits utilisés sont ultra minces (quelques dizaines de nanomètres), et réalisés avec du magnésium, de l’oxyde de magnésium, et du silicium monocristallin. Le tout sur un support en soie, biocompatible et soluble dans l’eau.

Pour augmenter la durée de vie du système, le circuit peut être lui-même encapsulé dans une enveloppe également en soie. Cette dernière a un autre avantage important : en modifiant sa structure cristalline, on peut contrôler le temps au bout duquel elle va se dissoudre dans l’eau.

Au-delà des implants médicaux, cette électronique "temporaire" permettrait-elle de résoudre une partie du problème des déchets électroniques (le téléphone mobile qui s’autodétruit après usage…) ? On peut toujours rêver.

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