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Derniers jours pour sauver Lejaby

Par Adrien Cahuzac - Publié le
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Lejaby - Boutique
© D.R. - Assemblages

Trois cadres du fabricant de lingerie tentent de trouver 1 à deux millions d’euros pour boucler leur offre de reprise, au plus tard le 13 janvier. Ils misent sur le "Made in France" pour séduire des partenaires.

Pour Emmanuel Venot, les jours sont désormais comptés pour tenter de reprendre Lejaby, placé en liquidation judiciaire le 22 décembre. Le directeur commercial, associé à deux autres cadres du fabricant de lingerie (Stéphane Joannes, directeur commercial France et Tugdual Denis, directeur commercial export), n’a plus qu’une semaine pour trouver le financement qui lui manque pour boucler son offre, déposée fin décembre.

"Nous sommes ouverts à toute forme de participations financières, une banque, un fonds ou pourquoi pas un industriel du secteur", affirme Emmanuel Venot.  Arrivé dans l’entreprise en janvier 2011, il revendique une quinzaine d’années d’expérience dans la lingerie.

Pour séduire d’éventuels partenaires, les trois cadres jouent la carte du "Made in France", très en vogue depuis quelques mois. "Nous maintiendrons 166 emplois dont 145 en France et 35 dans l’atelier d’Yssingeaux, soit 10 % de la production au total", explique le directeur commercial. Le reste serait sous-traité au Maghreb chez des partenaires ou carrément sourcé. "Mais tout le développement et la création seront assurés en interne", souligne-t-il.

Trop longtemps en surcapacité

Selon Emmanuel Venot, le projet permettrait à Lejaby de retrouver une situation viable. "Le groupe a été trop longtemps en surcapacité, plombé par un outil industriel en France trop important", explique-t-il. "Depuis huit ans, Lejaby n’a pas pu investir dans la communication, à cause de ses charges industrielles", ajoute-t-il. Une absence qui lui a fait cruellement défaut. Outre la réduction de l’effectif, les trois associés entendent revoir le positionnement des marques (Lejaby et Rasurel) et la distribution.

Restent que les trois cadres de Lejaby sont en concurrence avec trois autres offres en lice, dont deux issues du secteur : Alain Prost, l'ex PDG de l'italien La Perla associé à un sous-traitant tunisien, la PME aveyronnaise Canat spécialisée dans la lingerie de nuit, et, Abcia, un fonds grenoblois.

Verdict du tribunal de commerce attendu le 17 janvier.

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