Social. Le 30 mai prochain, en début d’après-midi, les salariés du fabricant de chaussures Luxat et ceux de Pare Gabia se retrouveront au tribunal de commerce de Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques. Leur sort devrait être définitivement scellé. Initialement, l’affaire aurait du être bouclée, hier, le 23 mai.
Le tribunal a examiné l’offre de reprise conjointe du groupe Royer, qui détient notamment les marques Stéphane Kélian, Charles Jourdan, Mod’ 8, Kickers, lequel s’est associé pour la circonstance à Guccio Tolomei, spécialisé dans la maroquinerie de luxe.
Hier, un autre fabricant de chaussures, Hirica, est venu présenter une offre, qui ne vise toutefois que Pare Gabia, installée à Sainte-Marie-de Gosse, dans les Landes. Du coup, le dossier a été renvoyé au 30 mai. « L’offre d’Hirica a peu de chance d’aboutir, car elle n’intègre pas Luxat », pronostique Dominique Lagain, délégué syndical CFDT du groupe Luxat.
Si le tribunal accepte le scénario de reprise de Jacques Royer, à la tête du groupe Royer et de Gucci Tolomei, le fabricant de chaussures de confort Luxat, qui emploie 78 salariés à Briscous, en Pyrénées-Atlantiques, fermera son unité de fabrication. L’activité partira en Tunisie, le site
français se reconvertissant à la maroquinerie de luxe, avec le maintien de 42 salariés.
Quant à Pare Gabia, qui fait déjà fabriquer en Tunisie, le personnel serait affecté à la gestion et au bureau d’études pour Royer. Après avoir essuyé deux années de perte, les deux unités logées dans la holding Luxat Développement avaient été placées en redressement judiciaire en décembre dernier. Elles devraient perdre 24 emplois au travers de retraites, préretraites, et départs volontaires.