Der Spiegel met en cause la politique industrielle en France

Par  - Publié le
PSA Aulnay - C3
© D.R. - PSA Peugeot Citroën

  "Comment Paris tue l’industrie française". C’est le titre qu’ont donné plusieurs journalistes à leur article publié dans le journal allemand Der Spiegel au cours du week-end.

Prenant l’exemple de la future fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois par le constructeur français PSA, les rédacteurs estiment que ce cas est le symbole de l’ensemble de la politique industrielle de la France.

"Pour le gouvernement, le combat autour d'Aulnay va au-delà de cette seule usine. La crédibilité du chef de l'Etat est en jeu, surtout après qu'il a fait campagne sur la remise en état de marche de l'appareil industriel", précise l’article.

Selon eux, si la France conserve des joyaux industriels comme Alstom, Thales ou Sanofi, le pays a perdu de sa compétitivité. Ils expliquent qu’une partie des maux dont la France souffre se situe chez les syndicats qui ont demandé des hausses de salaire bien plus importantes  qu’en Allemagne

Les journalistes appellent à un changement de politique industrielle qui est selon eux une nécessité. L’article précise que la politique menée pour l’heure par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg ne fait pas la différence par rapport à toutes les politiques mises en place tant sous les gouvernements socialistes que conservateurs.

Imprimer

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin envoyer à un ami

2 réactions

phil | 28/08/2012 - 11H30

Quand on revend une entreprise française à l'Allemagne, les bénéfices restent-ils en France ? C'est-à-dire la valeur ajoutée ou il est perdu pour la France ?

Signaler un abus |  CITER

zelectron | 20/08/2012 - 18H21

Ce que dit le Spiegel n'est pas dénué de fondement, je conclurais leur article avec ceci:

l’État français se mêle de tout et sort de son rôle arbitral en s'occupant entr'autre d'industrie ou de transport ou encore d'énergie: il ne peut ni doit être juge et partie, il serait temps que le parlement (congrès) édicte et simplifie les lois en cours, que les juges sanctionnent les écarts des uns et des autres y compris avec des mesures coercitives dures mais NE S'OCCUPE PAS d'autre chose que de régir, arbitrer et sanctionner. La puissance publique n'est pas faite pour construire des centrales ou des lignes de chemin de fer et encore moins pour gérer du téléphone, en revanche par le biais des impôts, et taxes l’État peut alors veiller à l'éducation nationale (hormis la pléthore de fonctionnaires ministériels superfétatoires), la force publique, la santé (le secteur hospitalier de terrain en chassant les parasites ministériels)

Signaler un abus |  CITER

Effectuer une autre recherche

Rechercher

Identifiez-vous