Les responsables industriels européens et russes ont posé aujourd'hui la première pierre -baptisée Gagarine- de l'ensemble de lancement des fusées Soyouz sur le site du Centre Spatial Guyanais (CSG).
L'opération pilotée par l'Agence spatiale européenne et le Cnes, d'un montant global de 344 millions d'euros dont 130 millions financés par la Russie, porte sur l'adaptation de la fusée russe et la réalisation de la zone de lancement sur 120 hectares pour un premier tir de Soyouz fin 2008 ou début 2009.L'accord de coopération signé en 2005 entre l'Agence spatiale européenne et le russe Roskosmos permet aux Européens d'élargir la gamme de leurs lanceurs. Arianespace, via sa filiale Starsem qui commercialise Soyouz, se dote du lanceur moyen qui lui faisait défaut depuis l'arrêt d'Ariane 4 en 2003, au côté de son lanceur lourd Ariane 5. Cette offre sera encore élargie avec le lanceur léger Vega en 2008, actuellement en développement chez les Italiens.
L'arrivée de Soyouz au CSG interviendra en pleine montée en puissance de la société européenne de commercialisation et de lancement de satellite. L'année dernière, Arianespace a mis en orbite 13 charges utiles, réalisant un chiffre d'affaires de 985 millions d'euros, et remporté 12 contrats de lancement de satellites, s'arrogeant ainsi plus de 50% du marché mondial accessible.
Avec un carnet de commandes de 40 satellites à mettre sur orbite, elle prévoit en 2007 neuf lancements, dont six Ariane 5 et trois Soyouz à partir de Baïkonour. Au-delà, l'objectif affiché par Jean-Yves Le Gall, directeur général d'Arianespace est de réaliser à partir du Centre Spatial Guyanais dix lancements annuels (sept Ariane 5, deux Soyouz et un Vega) à l'horizon 2010.
J-P.J.









