Délocalisation de Flextronics : nouvelle victoire des salariés
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Les prud’hommes jugent « irrecevables » les licenciements de Flextronics Châteaudun Flextronics fermerait Châteaudun à la fin de l'annéeSocial. Nouveau volet judiciaire pour les anciens de Flextronics, à Châteaudun (Eure-et-Loir). 76 ex-salariés du sous-traitant en électronique comparaissent ce jour devant le conseil des Prud'hommes pour demander à leur tour des indemnités. Les juges consulaires devraient suivre la jurisprudence, établie en mai dernier par la Cour d'appel de Versailles, à savoir la requalification de leur licenciement économique en rupture abusive.
Trois ans après la fermeture de leur usine en 2008, et la délocalisation de la production en Pologne, 222 salariés ont déjà reçu quelque 10 millions d'euros. En mai dernier, le juge avait estimé que la fermeture ne se justifiait pas car la multinationale américaine dégageait des excédents.
Le chiffre d'affaires annuel de Flextronics avoisinait alors 19 milliards de dollars (moins de 15 milliards d'euros). Il atteint 7 milliards de dollars au troisième trimestre. De son côté, la direction invoquait la perte de clients et des résultats médiocres en France.
Au total, 298 salariés ont engagé des recours. Dans cette deuxième partie, qui concerne 76 salariés, le Conseil des Prud'hommes de Châteaudun se penche sur des périodes d'intérim. « Certains salariés travaillaient déjà en intérim lorsque l'usine appartenait à Nortel, soit des contrats renouvelés sur cinq ou dix ans », rappelle Maître Sandrine Bezard, avocate des salariés. Sauf revirement de jurisprudence, la justice s'apprête à condamner de nouveau Flextronics.
Sur les 222 premiers cas, Flextronics s'est pourvu en cassation. Il devrait faire appel sur les 76 autres.
Stéphane Frachet

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