Qui des entreprises (fournisseurs) ou des banques payent le plus lourd coût lors de la faillite d'une entreprise ? C’est à cette question que l’observatoire de la Coface a tenté de répondre pour la première fois, dans le cadre de son enquête mensuelle.
Sur les cinq derniers mois, les fournisseurs ayant consenti un crédit à la société en faillite sont les plus affectés avec 2,2 milliards d’euros, contre 1,1 milliard d’euros pour les banques. Plus précisément, sur 100 euros de crédits impayés, 66 sont à la charge des entreprises et seulement 34 à celle des banques.
La Coface note donc que « les entreprises fournisseurs se désengagent beaucoup plus lentement que les banques, avec le risque de mettre en danger leur propre exploitation ». D’où un effet domino : la faillite d’une entreprise entraîne celle de son fournisseur, qui peut entraîner celle de son propre sous-traitant. Sur les douze derniers mois, le coût cumulé des faillites pour les fournisseurs atteint 5 340 millions d’euros, avec 560 millions d’euros pour le seul mois d’octobre du fait du passif du sous-traitant automobile Wagon Automotive.

5 844 défaillances
En octobre, les défaillances d’entreprises se sont stabilisées. La Coface a dénombré 5 844 entreprises défaillantes, soit un chiffre inférieur à celui du mois précédent (6 936) et du mois d’octobre 2008 (5 993). Une première depuis le début de la montée des faillites en France à mi-2008. Ce ralentissement s’observe depuis plusieurs mois, même si sur les 12 derniers mois, les défaillances d’entreprises ont crû de 22%, à 65 969. Par rapport à 2008, la hausse des faillites est de 17% et son coût pour les fournisseurs de 5,2 milliards d’euros.
Quant à l’avenir, la Coface table sur une stabilisation de la situation, la hausse des créations d’entreprises entraînant une augmentation mécanique des faillites des très petites entreprises.
RECEVEZ GRATUITEMENT TOUS LES MERCREDIS LA NEWSLETTER « LA SEMAINE DE L'ÉCONOMIE »
INSEE, OCDE, FMI, BERCY, OFCE, BCE, indice de la production industrielle, Usinenouvelle.com réalise la synthèse des indices conjoncturels pour déchiffrer l'économie avec l'objectivité des chiffres et les avis des meilleurs experts.
Fitzy | 25/11/2009 - 21H02
Les banques apparaitraient dès lors responsables et compétentes. Malheureusement, la vérité est tout autre. 1- Les banques ont coupées les crédits aux entreprises (révocation des crédits en cours et facilités de caisse) car elles avaient besoin de fonds énormes pour faire face à leur exposition sur les marchés boursiers. 2 - la Coface qui elle aurait subit des pertes sur le marché des changes diminue les notations de crédit aux entreprises par secteur, supprimant pour nombre d'industries la possibilité de recourir à l'assurance crédit pour faire face aux risques d'impayés. 3 - Les entreprises se retrouvent face à un choix cornélien : soit diviser par trois au quatre leur activité, car leurs clients sont dans l'impossibilité de payer cash, soit supporter le risque en espérant avoir de la chance. Les banques sont là doublement responsables: par l'incompétence dont elles ont fait preuve et dont a résulté la crise financière, par les conséquences qu'elles ont fait supporter aux entreprises en les asphyxiant et dont résulte la crise industrielle.


Regain d'espoir sur les marchés d'une aide de l'UE à Athènes
09/02/2010 - 17H25,
Les marchés sceptiques avant le sommet européen de jeudi
09/02/2010 - 16H04,
La Cour des comptes inquiète pour la note française
09/02/2010 - 14H26,
Le bénéfice de Coca-Cola au 4e trimestre conforme au consensus
09/02/2010 - 14H21,
Regain d'espoir d'une aide de l'UE à Athènes
09/02/2010 - 14H18,
La Grèce veut relever l'âge moyen du départ en retraite à 63 ans
09/02/2010 - 11H29,
UBS renoue avec les profits au 4e trimestre
09/02/2010 - 11H15,
Faurecia confirme les doutes pour 2010, Nissan positif
09/02/2010 - 10H41,
Un voyage de Trichet nourrit les spéculations sur la Grèce
09/02/2010 - 10H38,
Nissan renoue avec les bénéfices et relève sa prévision
09/02/2010 - 09H10,