De Sanofi à EADS, un week-end d’industrie

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EADS Airbus
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Pas de répit pour l’industrie. Entre la conférence environnementale et les dossiers brulants du moment, la fin de semaine a été chargée.  

Arnaud Montebourg et Sanofi

Interrogé dimanche 16 septembre lors de l’émission Capital, le ministre du Redressement productif a donné son feu vert à la réorganisation voulue par Sanofi … mais sous conditions. "Quand une entreprise fait cinq milliards de profits, comme c'est le cas dans Sanofi (...) elle a le droit de se réorganiser", a-t-il expliqué le ministre. "J'accepterai votre plan de réorganisation si les syndicats sont d'accord", a-t-il poursuivi s’adressant au laboratoire pharmaceutique.

"Vous allez négocier avec les syndicats et nous veillerons à ce que ce soit le cas sinon nous verrons comment nous réexaminons le dossier Sanofi", a averti Aranud Montebourg.  "Nous sommes obligés, toujours, de rééquilibrer les décisions, car elles sont parfois excessives", a-t-il souligné, précisant que le gouvernement demandera aux entreprises "de se comporter plus en industriel qu'en financier".

Les indemnités d’EDF pour Fessenheim

Dans son discours d’ouverture de la Conférence environnementale, vendredi 14 septembre, François Hollande a annoncé la fermeture de la centrale nucléaire alsacienne en 2016. Quelques heures après cette annonce, le Journal du Dimanche affirme qu’EDF réclame à l'Etat deux milliards d'euros d'indemnités pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, afin de compenser des investissements déjà réalisés pour allonger sa durée de vie de dix ans et du manque à gagner pour cette période.

D'après l'hebdomadaire, le groupe énergétique "avait commencé à investir pour obtenir un allongement de la durée de vie de Fessenheim jusqu'à 50 ans, soit 2027" et "réclame compensation de ces dépenses non amorties". Il demanderait également la compensation du "manque à gagner de 200 millions d'euros de marges par an sur dix ans" d'exploitation qui n'auront pas lieu dans la plus vieille des centrales nucléaires françaises.

L’électricien, exploitant de la centrale, dément dans la foulée. Une porte-parole du groupe a indiqué à l'AFP qu'"EDF n'a formulé aucune demande au gouvernement" à la suite de l'annonce de la fermeture de la centrale nucléaire en 2016.

"Ne pas fermer la porte aux gaz de schiste"

Au lendemain de la clôture de la Conférence environnementale, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault accorde une interview au Journal du Dimanche. Dans les colonnes du journal, il met en garde : "il ne faudrait donc pas que la solution apportée à certains problèmes soit seulement le résultat de coalitions plus politiques qu'efficaces pour l'avenir du pays".

"Nous ne devons pas fermer la porte aux recherches dans le domaine de l'énergie, y compris pour les gaz de schiste. Investissons au moins pour explorer. S'il s'avère, à partir de recherches incontestables, pour des raisons environnementales ou de sécurité, qu'il n'est pas souhaitable d'extraire ces gaz, cela ne me pose pas de problème", affirme le numéro un de la CGT. Mais, selon lui, "renoncer à l'exploration est un peu inquiétant. Nous allons finir, alors que notre pays a de véritables atouts énergétiques, par être de plus en plus dépendants dans ce domaine".

EADS veut s’assurer le soutien de Berlin

On apprend dimanche 16 septembre que le groupe d’aéronautique serait prêt à des concessions pour s'assurer le soutien du gouvernement allemand dans son projet de fusion avec le britannique BAE Systems. C’est ce qu’écrit le Financial Times Deutschland, dans son édition à paraître lundi.

EADS aurait proposé à l'Allemagne, à la France et à la Grande-Bretagne un droit de veto sur toute montée d'un actionnaire individuel, qu'il soit publique ou privé, au-delà de 15% du nouvel ensemble, écrit le quotidien en citant une source industrielle.
Le siège du conseil d'administration et le comité d'entreprise du groupe seraient majoritairement réservés à des citoyens européens et EADS aurait aussi garanti le maintien de nombreux postes et de certains sites à l'Allemagne, poursuit le journal.

Der Spiegel, paru dimanche, évoque aussi des craintes côté allemand que la fusion ne contrevienne au droit européen, en raison des actions préférentielles qui doivent être accordées à l'Allemagne, à la France et la Grande-Bretagne.

"L'Union européenne n'autorise les 'golden shares' que pour les activités d'armement, lorsque les questions de sécurité nationale à défendre sont concernées. Pour les activités civiles, c'est contraire au droit européen", écrit Der Spiegel, rapportant le propos d'une source "proche des négociations"

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