La RATP et SFR ont signé un accord de déploiement non exclusif de la 3G et de la 4G mobile sur le réseau du métro parisien et les portions intra-muros des RER A et B. Aucun autre opérateur n’a pour l’instant répondu à l’appel.
SFR sera le premier opérateur à couvrir le métro parisien ainsi que les RER A et B, en 3G puis en 4G mobile. Dès l’automne, les stations Chatelet et Gare de Lyon bénéficieront de la 3G. Il faudra attendre 2015 pour que l’ensemble des stations du réseau dispose d’un accès. Les infrastructures déployées en plein air et en profondeur permettront aux passagers d’accéder à internet sur leur smartphone ou leur tablette dans les stations, sur les quais, mais aussi dans les rames en mouvement.
Pierre Mongin, PDG de la RATP, n’a eu de cesse de répéter que l’accord avec SFR n’avait rien d’exclusif, mais qu’il restait ouvert aux trois autres opérateurs français détenteurs de licences 3G et 4G. Reste à savoir si ces derniers auraient accepté les conditions imposées par la RATP et qu’aucun des deux partenaires n’a souhaité divulguer. Des accords entre l’opérateur de transports parisien et certains opérateurs télécoms ont pourtant déjà été évoqués par le passé.
La rumeur prêtait alors à la RATP une gourmandise extrême en matière de redevance d’utilisation de ses infrastructures. Mis à mal par l’arrivée de Free Mobile, les annonces en fanfare d’Orange sur la 4G mais aussi la valse de ses PDG, SFR tente de reprendre le devant de la scène. L’annonce de cet accord s’est d’ailleurs fait en présence de son tout nouveau patron, Stéphane Roussel, jusqu’ici DRH de Vivendi, la maison mère de SFR.
"3G et 4G essentielles"
Interrogé sur le choix de l’opérateur, Pierre Mongin a rappelé que la RATP avait travaillé plusieurs mois avec les différents acteurs des télécoms et que techniquement, tous pouvaient répondre avec la même qualité. Mais pour lui, la filiale de Vivendi avait montré « une ambition de service, un désir d’aller vite et une compréhension de la demande des clients qui avaient fait la différence. » Le PDG de la RATP a ajouté : "je suis convaincu que le wifi est intéressant, mais pour le métro parisien, le plus dense du monde, la 3G et la 4G mobiles sont essentielles."
L’internet mobile dans le métro ne concernera donc dans un premier temps que les abonnés SFR. Mais même parmi ceux-ci, certains passagers des transports parisiens resteront exclus du service. En effet, les trajets de RER comme celui de la ligne C qui dépendent de la SNCF ne sont pas concernés, pas plus que les portions de RER A et B en dehors de Paris, qui dépendent de la société de chemin de fer. Et SFR a confirmé ne pas avoir commencé à travailler avec le transporteur national à ce sujet.









