De l’e-G8 aux premiers éléments de l’enquête du BEA, une semaine d’industrie
Par Barbara Leblanc - Publié le
Semaine chargée pour l’industrie mondiale. Deux G8 se sont suivis. Le premier consacré au numérique, le suivant aux problèmes économiques mondiaux. Échanges musclés entre plasturgistes et chimistes et nouveau plan social chez Gefco ont aussi marqué ces derniers jours. Retour sur une semaine d’actualité industrielle.
Fil rouge : les deux G8
Cette semaine, ce sont une lettre et un chiffre qui étaient dans l’actu. G8 ! Au début de la semaine, les géants de l’Internet avaient rendez-vous à Paris pour l’e-G8, la version numérique du G8 des chefs d’Etat et de gouvernement. Ils étaient tous là : de Xavier Niel, créateur d’Iliad à Mark Zuckerberg, à la tête du succès Facebook en passant par le patron de Google, Eric Schmidt. Sans oublier Nicolas Sarkozy, à l’origine de cet événement destiné à placer le numérique au cœur des préoccupations de tous. Deux études le prouvent d’ailleurs : elles démontrent que le secteur représenterait un quart de la croissance du PIB français.
Pour autant, à l’issue de la première journée de débats, peu de révélations mais plutôt des discussions consensuelles sur les atouts d’Internet pour l’économie ou sur l’avenir de la Toile. C’est seulement au cours de la deuxième journée que les acteurs sont entrés un peu plus dans le concret, notamment en abordant l’impact du numérique dans les entreprises traditionnelles. On a appris ainsi que le numérique bouleverse leur organisation et leur communication, mais aussi leurs dirigeants. Pour autant, le numérique est aussi une clé de la compétitivité de nos entreprises.
Ce grand raout à Paris n’était en fait que le prélude du "vrai" G8 de Deauville. Pour cette édition, les pays arabes et notamment l’Egypte et la Tunisie étaient invités. Au menu des discussions : le nucléaire, les pays arabes et évidemment la succession de DSK au FMI. Après deux jours de rencontres entre chefs d’Etat et de gouvernement, les pays du G8 sont parvenus à une déclaration commune. Avec 40 milliards de dollars à la clé pour aider à l’instauration de la démocratie dans les pays du printemps arabe.
Le Japon quant à lui, touché par une catastrophe depuis le 11 mars dernier, a annoncé l’organisation d’un grand sommet sur la sécurité nucléaire à la fin de l’année 2012. En soutien, la France propose la création d’une force d’intervention rapide des grands pays industrialisés, avec pour mission de répondre au plus vite aux accidents nucléaires comparable à celui de Fukushima.
Lundi 16 mai
Depuis samedi 21 mai, le volcan islandais Grimsvotn effraie les pays européens, qui craignent de vivre un nouveau blocage des liaisons aériennes. En cause ? Son éruption et le panache de cendres qui en découle, et qui pourrait empêcher les avions de circuler. Si en Islande les aéroports sont fermés, dans le reste de l’Europe on se prépare. Mais dès mardi, les autorités se veulent rassurantes. Le nuage de cendres ne devrait pas bloquer toute l’Europe, même si certains vols sont annulés.
Les parabènes refont parler d’eux. Alors que les députés ont décidé de leur interdiction début mai, le Monde publie une liste de 400 médicaments contenant cette substance jugée potentiellement toxique. Parmi les produits concernés, certains sont très connus et fortement utilisés par les consommateurs, à l’instar des sirops contre la toux Drill ou de la vitamine C Sargenor ou le dentifrice Fluocaril. Autant de médicaments commercialisés par 80 laboratoires différents, qui devront trouver de nouvelles formules pour leurs produits si la loi est votée par les sénateurs.
Mardi 17 mai
EDF tenait son assemblée générale annuelle. L’occasion pour son patron Henri Proglio de revenir sur la loi Nome mais aussi sur les objectifs du groupe pour les années à venir. L’électricien entend donc accroître sa puissance de 33% en dix ans, en s’appuyant notamment sur sa croissance à l’international. Au total, le groupe vise donc un objectif de 200 GW d’ici à dix ans. Avec un mix de 50% dans le nucléaire, 25% dans le thermique et 25% dans les autres énergies renouvelables.
C’est un vrai cri d’alarme qu’a poussé la filière de la plasturgie le 24 mai dans les pages du Figaro puis sur le site de L’Usine Nouvelle. Elle dénonce l’étrangement dont sont victimes les fournisseurs de matières, l’industrie chimique et leurs clients. Une affaire qui dure depuis un an et demi, selon Bruno Estienne, président de la fédération de la plasturgie. Selon lui, les promesses non tenues des fournisseurs chimistes et la hausse des matières premières. La fédération interpelle donc les pouvoirs publics pour tenter d’obtenir une loi qui introduirait la notion d’imprévision.
Mercredi 18 mai
Sans surprise, mais lors d’une conférence de presse improvisée, la ministre de l’Economie française, Christine Lagarde, annonce sa candidature pour le poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI) en remplacement de Dominique Strauss Kahn. Si la ministre a toutes ses chances au regard de ses nombreux soutiens, elle n’est pas seule en course. Parmi ses challengers on évoque le nom d’Agustin Carstens, le gouverneur de la Banque du Mexique, ou celui de Trevor Manuel, ancien ministre des Finances d’Afrique du Sud.
Mise en cause dans la tribune du secteur de la plasturgie la veille, la filière de la chimie répond sur le site de L’Usine Nouvelle. Jean Pelin, directeur général de l'Union des industries chimiques, estime que les plasturgistes se trompent de cible. Il assure ne pas avoir eu connaissance de ruptures d’approvisionnement à répétition dans sa filière. Selon lui, la question des approvisionnements doit être réglée au niveau européen ou mondial.
Jeudi 19 mai
En exclusivité, L’Usine Nouvelle annonce que l’entreprise de messagerie Gefco est affectée par un nouveau plan social. C’est le site de Poissy qui doit fermer ses portes, entraînant la perte de leur emploi pour les 115 derniers salariés du site. La raison de la fermeture de cette usine de la filiale de PSA Peugeot Citroën repose sur la perte de ses contrats avec son donneur d’ordre et des équipementiers pour mauvaises prestations.
Mauvaise nouvelle pour les groupes français, selon le rapport réalisé par Universum. Aucun d’entre eux ne figure dans le Top 30 des employeurs les plus recherchés par les futurs ingénieurs européens. L’honneur de la France est tout juste sauvé par la présence d’EADS entreprise franco-allemande en troisième place. Pour les autres, Veolia Environnement décroche la 31ème place, devant Alstom (34ème) ou L’Oréal (40ème).
Vendredi 20 mai
Quelques jours après le repêchage des boîtes noires du vol Rio-Paris AF447, le bureau d’études et d’analyses (BEA) fournit les premiers éléments de l’enquête sur les causes de l’accident survenu le 1er juin 2009. La note révèle le déroulement du vol minute par minute avant le crash. Il précise que la descente avant l’accident a duré 3 min 30, et que les deux co-pilotes étaient en place dans le poste de pilotage. Selon les experts contactés par L’Usine Nouvelle, la procédure semble avoir été bien suivie. La note du BEA tend à confirmer l’hypothèse d’un décrochage haut.
Google se prépare au lancement, l’été prochain, d’une nouvelle application, Google Wallet. Sa technologie permettra de transformer les téléphones portables en moyens de paiement. Un projet auquel est associé le fabricant français de terminaux de paiement Ingenico.

dans la même rubrique
26/05/2012 La semaine chargée d’Arnaud Montebourg, et le reste de l’actualité industrielle26/05/2012 Areva tourne vers L’Australie
26/05/2012 Le jurassien Tech Power revisite la signalétique












