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DCNS : quand François Cluzet et le film "En solitaire" sauvent le sponsoring

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Publié le , mis à jour le 02/11/2013 À 07H15

Le spécialiste de la construction navale DCNS offre une deuxième vie à son bateau, DCNS 1000, en le cédant à Gaumont. Une stratégie habile pour transformer un sponsoring sportif moyennement réussi en placement de produit efficace au cinéma. Les fondus de la mer adoreront, les cinéphiles seront plus partagés.  

DCNS : quand François Cluzet et le film En solitaire sauvent le sponsoring © DCNS

Comment transformer un sponsoring sportif aux résultats plus que mitigés en opération de communication réussie ? DCNS, l’expert naval qui se diversifie dans les énergies marines, a trouvé la solution en recyclant son voilier, le DCNS 1000, un monocoque de 60 pieds, au cinéma. Le résultat sera sur les écrans le 6 novembre prochain.

DCNS, s’était lancé dans l’aventure du sponsoring des grandes courses à la voile en 2008 avec Marc Thiercelin. Objectif : le Vendée Globe. Las, le skipper démâte deux jours après le départ, dans le golfe de Gascogne. En 2011, il  prend le départ de la Transat Jacques Vabre avec comme co-équipier Luc Alphand, l’ancien champion de ski qu’il a formé à la voile. Là encore, abandon. Entre temps, le voilier a tout de même franchi la ligne d’arrivée d’une route du Rhum avec Christopher Pratt. Le projet de la Gaumont de faire un film sur une course en solitaire a remis à flot le bateau de DCNS. Cédé au producteur en échange marchandise, il est le véritable héros du film. Il servira l’attractivité de la marque pour recruter des ingénieurs. Car DCNS recrute 600 à 700 collaborateurs chaque année et sa notoriété est faible chez les jeunes diplômés. C’est finalement sur les écrans de cinéma que le DCNS 1000 risque d’avoir la plus grande prospérité.

Des quarantièmes rugissants plus vrais que nature

Le sujet du premier film de Christopher Offenstein et son traitement raviront les amateurs de voile, de paquets de mer, de largage de spis, et de stratégie météo. Tourné entièrement en extérieur, au large de Lorient pour les mers froides, aux Canaries pour les mers chaudes, le spectateur est véritablement immergé dans un stupéfiant univers maritime. Dans les quarantièmes rugissants, on s’accroche à son siège.

Et pour parvenir à restituer cet effet, la production n’a pas lésiné sur les moyens. Doté de 16 millions de budget (dont 1 financé par la DCNS), le voyage en solitaire a nécessité pas moins de 17 à 18 personnes à bord en permanence : deux ou trois acteurs, trois marins pour manœuvrer le bateau, douze personnes pour l’équipe technique. Le réalisateur qui est un ancien directeur de la photographie maîtrise clairement son sujet.

Côté scénario en revanche, le film ne devrait pas laisser une trace mémorable dans le cinéma français. Au bout de dix minutes, on s’alarme un peu de passer encore 1 heure 20 seul avec François Cluzet (impeccable comme d’habitude) avec pour seul intermède les longues conversations sur Skype avec sa compagne (Virginie Effira) restée à terre. Heureusement, l’arrivée d’un clandestin sur le bateau lors d’une avarie aux Canaries va pimenter un peu l’aventure. Elle-même cousue de fil blanc puisqu’elle va mener le revêche loup de mer à se découvrir une belle amitié avec cet encombrant passager dans la "course de sa vie".

Anne-Sophie Bellaiche

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