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L'Usine Aéro

Dassault reste prudent concernant la vente de Rafale en Malaisie avant les élections

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Publié le , mis à jour le 13/04/2017 À 15H43

Infos Reuters PARIS (Reuters) - Le PDG de Dassault Aviation a estimé jeudi que la Malaisie avait donné à la France une "indication très positive" sur les perspectives d'un contrat pour le Rafale, tout en rappelant que les élections à venir dans les deux pays seraient déterminantes pour une éventuelle vente de l'avion de combat.

Dassault reste prudent concernant la vente de Rafale en Malaisie avant les élections
Après l'Egypte, le Qatar et l'Inde, Dassault espère convaincre la Malaisie d'acheter des Rafale
© Dassault Aviation - Alex Paringaux

Au retour d'un voyage de François Hollande en Malaisie fin mars, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll avait déclaré que Kuala Lumpur ne discutait plus qu'avec Dassault Aviation sur un possible contrat de 18 Rafale. Interrogé par des journalistes sur la tenue de discussions exclusives, le PDG de Dassault Aviation a répondu: "Ce n'est jamais exclusif. Il y a des gens qui font des tas d'appels d'offres et achètent un autre avion à la place. On a connu ça dans le passé."

Le Rafale a décroché depuis 2015 ses trois premiers contrats exports en Egypte, au Qatar et en Inde après une succession de campagnes infructueuses depuis son entrée en service en France en 2004. Le titre Dassault Aviation s'adjuge 2% jeudi à la mi-journée, soit la plus forte progression de l'indice SBF 120, Credit Suisse ayant relevé sa recommandation et son objectif de cours en se disant confiant pour les Rafale et les avions d'affaires du groupe.

L'élection présidentielle de mai en France et les élections générales devant être convoquées d'ici août 2018 en Malaisie influeront fortement sur ce contrat, souverain par excellence. "L'indication qui a été donnée au président de la République, sachant qu'il y a des élections en France et en Malaisie à venir, est une indication très positive pour l'avenir du Rafale en Malaisie. On ne sait pas en dire plus", a souligné Eric Trappier.

Il s'exprimait à l'issue d'une conférence de presse du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas), dont il est le premier vice-président. Après s'être entretenu avec François Hollande, le Premier ministre malaisien Najib Razak a dit fin mars que son pays était encore indécis quant à une commande de Rafale.

Le Rafale, le mieux placé ? 

Une source proche du ministère malaisien de la Défense avait jugé que le Rafale était le mieux placé pour remporter un contrat d'équipement de l'armée de l'air de la Malaisie estimé à plus de deux milliards de dollars (1,88 milliard d'euros).

Selon des médias malaisiens, le choix s'effectuerait entre le Rafale et l'Eurofighter Typhoon construit en coentreprise par Airbus, BAE Systems et Leonardo. Egalement sur les rangs, le russe Soukhoï et le suédois Saab, qui produit le Gripen, seraient désormais hors course. La Malaisie, qui avait pré-sélectionné il y a quatre ans le Rafale parmi les remplaçants potentiels de ses MIG-29 russes, a déjà noué des relations solides avec la France dans les équipements de défense, a rappelé Eric Trappier.

Le pays utilise deux sous-marins Scorpène construits par le constructeur naval français DCNSet Kuala Lumpur est le seul client de l'avion de transport militaire A400M d'Airbus, dont l'Etat français est actionnaire.

Pour Reuters, Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot

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