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Quotidien des Usines

Dans son usine de Fegersheim, Lilly prépare la bataille contre Sanofi dans le diabète

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

C’est sur son site alsacien de Fegersheim (Bas-Rhin) que compte le groupe pharmaceutique américain Lilly pour se mesurer à Sanofi dans le diabète. Il y produit désormais une complexe copie du Lantus, un médicament phare de Sanofi dont le brevet a expiré.

C’est la plus grande usine au monde du groupe pharmaceutique américain Lilly. Avec ses 1500 salariés, le site alsacien de Fegersheim (Bas-Rhin) concentre 8% des emplois hexagonaux en biotechnologie. Une expertise récompensée : c’est lui qui hérite de la production du premier "biosimilaire" au monde de l’insuline. A ce titre, il réalisera une complexe copie du traitement phare du diabète développé par le laboratoire pharmaceutique français Sanofi, le Lantus, dont le brevet a récemment expiré. Le site alsacien a été préféré aux autres pays où Lilly produit également ses précieuses cartouches d’insuline : les Etats-Unis, l’Italie et bientôt la Chine.

L’usine de Fegersheim, qui fêtera ses cinquante ans en 2017, exportait déjà à 95% ses produits - principalement des cartouches d’insuline et des stylos pour permettre aux diabétiques de se les injecter - à destination d’une centaine de pays. Il s’agit d’une production de pointe mais sensible, nécessitant des étapes de formulation, de filtration et de remplissage en conditions stériles et de coûteux équipements. Le biosimilaire sera produit dans les mêmes conditions et sur les mêmes lignes que les autres produits déjà commercialisés par Lilly.

171 millions d’euros investis entre 2014 et 2016

Pour soutenir ces ambitions et augmenter la productivité de ce site haute technologie, le laboratoire américain investit massivement à Fegersheim : 171 millions d’euros entre 2014 et 2016. Quatre-vingt-dix millions d’euros sont destinés à la construction d’une nouvelle ligne de remplissage à haute cadence de cartouches, qui remplacera en 2016 l’une des quatre lignes existantes, afin d’atteindre les 200 millions d’unités produites annuellement. Vingt millions d’euros supplémentaires permettront de doubler les capacités d’assemblage des stylos injecteurs d’insuline pour passer à 120 millions d’unités.

Conquérir les marchés français et américain l’an prochain

Le transfert de technologie pour produire le biosimilaire aura également nécessité 3 millions d’euros et six ans de travail, confie Annie Maroldt, la directrice de la production de Fegersheim.

Déjà commercialisé auprès d’une vingtaine de pays, comme l’Angleterre ou le Japon, le biosimilaire devrait être lancé sur le marché français début 2016. Le dossier est en cours d’évaluation, son prix et son taux de remboursement devant encore être négociés avec les autorités. Marcel Lechanteur, le patron de la filiale française de Lilly, s’attend à un prix inférieur de 30% au Lantus, dont le tarif devrait également baisser de 15 à 20%. Contrecarrée par Sanofi, l’arrivée sur le sol américain du biosimilaire de Lilly a été retardée, mais devrait intervenir en décembre 2016.

Gaëlle Fleitour

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