Dans le bouchon de liège, tout est bon !
Par PATRICK DÉNIEL - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3242
15g de CO2
Voilà des résultats à consommer sans modération ! Attaqué dans les années 1990 par des méthodes de bouchage alternatives - capsule à vis en aluminium et bouchon synthétique -, le bouchon de liège se défend sur le terrain environnemental. Un écobilan réalisé par le cabinet Pricewaterhouse Coopers révèle que la production de mille bouchons de liège nécessite 1,53 kilogramme d'équivalent CO2 contre 14,71 kilogramme pour leurs concurrents en plastique et 37,16 kilogrammes pour ceux en aluminium. Une performance en partie obtenue grâce à la production de la matière première avant sa phase de transformation. Comme les chênes-lièges absorbent du CO2, le bilan de la production est positif. L'espèce en capte même deux fois plus que les autres variétés d'arbres en moyenne. La récolte ne nécessite pas de les couper : le liège est extrait de l'écorce. Les forêts de liège absorbent ainsi 14 millions de tonnes de CO2, dont 4,8 millions pour la subéraie portugaise (32 % des surfaces mondiales). Au-delà de son bilan carbone, le bouchon de liège collectionne les bonnes notes sur un ensemble de paramètres environnementaux. L'analyse du cycle de vie réalisé par le cabinet en a examiné sept principaux : la consommation d'énergies non renouvelables et d'eau, les émissions de gaz à effet de serre, la contribution à l'acidification atmosphérique, à l'appauvrissement de la couche d'ozone, à l'eutrophisation de la surface de l'eau, la production de déchets solides. Le liège arrive en tête, sauf pour la consommation d'eau, moindre pour l'alu (14 mètres cubes pour 1 000 unités contre 25 au liège). Pour le liège, la phase de mise en bouteille a l'impact environnemental le plus important: le bouchon est entouré d'une fine couche de PVC.











