Dans l’affaire Molex, Christian Estrosi se fâche
Publié le
Social
« Il n’est pas question de céder en quoi que ce soit à un chantage inacceptable ! ». Le ministre chargé de l’Industrie fait savoir dans un communiqué qu’il juge intolérable les déclarations d’Anna Rodriguez, vice-Présidente de Molex-US parues dans les Echos aujourd’hui.
Après son retrait des procédures en cours à l’encontre de l’entreprise américaine, Molex refuse de revenir sur sa décision de ne plus financer le plan social des salariés de son usine française de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne). En cause, une plainte déposée aux prud’hommes par 188 salariés de l’usine.
« Nous sommes ouverts à un dialogue(…), mais il faudrait au préalable que les 188 plaintes soient retirées », a déclaré Anna Rodriguez. La dirigeante de Molex explique aussi la décision de l’entreprise de ne pas attendre le jugement du tribunal sur la plainte des salariés par « la crainte de ne pas avoir un procès équitable et juste ». Déclaration fortement réprouvée par Christian Estrosi, qui conteste la mise en cause de l’impartialité de la justice française.
Jeudi, le ministre réunira le « Comité de suivi Molex », et annoncera sa décision « quant à l’ensemble des moyens, notamment de droit, qu’il conviendra d’utiliser afin de répondre à l’irresponsabilité de Molex ».
Amandine Ascensio, avec l’AFP
L’édition 2010-2011 de « L’ATLAS DES USINES » va être bientôt disponible. Ce hors-série annuel de « L’Usine Nouvelle » propose le classement de 3 801 sites de production de plus de 75 salariés implantés en France. Vous pouvez déjà le commander à notre librairie en ligne en cliquant ici.

dans la même rubrique
26/05/2012 La semaine chargée d’Arnaud Montebourg, et le reste de l’actualité industrielle26/05/2012 Areva tourne vers L’Australie
26/05/2012 Le jurassien Tech Power revisite la signalétique












