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Dagoma, l'Ikea de l'impression 3D

Marine Protais ,

Publié le

Made in France

Dagoma, l'Ikea de l'impression 3D © D.R. ; university of Colorado

Ne dites pas à Gauthier Vignon, le cofondateur de Dagoma, que l’impression 3D est réservée aux professionnels. "On disait la même chose des ordinateurs dans les années 1970, s’agace-t-il. Je pense que d’ici à quelques années beaucoup de gens se serviront d’une imprimante 3D, même si elle ne ressemblera pas à celle-ci." En l’occurrence, il désigne une petite imprimante rudimentaire orange et gris baptisée DiscoEasy200.

"Le but était de concevoir l’imprimante la plus simple possible pour que tout le monde puisse l’utiliser", explique le jeune homme. La révolution de la fabrication additive dans les usines n’est plus à démontrer. Mais concernant le grand public, les analystes restent prudents. L’engouement des débuts a fait place à la lassitude.

Dagoma vend 250 imprimantes par mois. Elles sont fabriquées dans son usine de Roubaix (Nord). La start-up créée en 2014 table sur 2,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016 et sur le double l’année prochaine. Son projet convainc les investisseurs. Dagoma vient de boucler sa seconde levée de fonds de 3 millions d’euros. Le modèle commercial est rodé. La jeune pousse veut démocratiser l’impression 3D via des imprimantes simples et bon marché (300 euros). Mais aussi en lançant en parallèle des services pour diffuser son usage. Elle propose depuis quelques mois un système de box. En plus du fichier de l’objet à imprimer (éolienne, microscope, enceintes…), l’utilisateur reçoit une petite boîte contenant notamment des composants électroniques qui complètent la pièce.

Particularité : tout le monde peut proposer un modèle d’objet et récolter 80% des bénéfices des ventes. Pour accompagner sa croissance, Dagoma, qui emploie 34 salariés, est en train de recruter 10 personnes.

Marine Protais 

L’innovation

Une imprimante simple d’utilisation. Il suffit d’insérer une carte mémoire avec le fichier d’un objet puis d’appuyer sur un bouton pour lancer l’impression. Cinq années de développement ont été nécessaires. 40 % des pièces de DiscoEasy200 sont imprimées en 3D. L’utilisateur a la possibilité de monter lui même sa machine.

 

L’opportunité

Les ventes d’imprimantes 3D devraient passer à 6,7 millions unités en 2020, contre 220 000 en 2015, selon le cabinet Gartner. Le marché de niche va devenir un marché de masse.

 

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