D'un site à l'autre
Par Matériaux - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3044Agroalimentaire
Unilever supprime 57 emplois chez Fralib à Gémenos
Unilever confirme la suppression prochaine de 57 des 246 emplois de l'usine de thés et infusions Fralib, à Gémenos (Bouches-du-Rhône). Une décision considérée comme « inévitable » par le groupe anglo-néerlandais pour renforcer la compétitivité du site et assurer sa pérennité : « Le coût de production de cette unité serait deux fois plus élevé que celui de l'usine de thés d'Unilever, basée à Bruxelles en Belgique, qui produit pour les marchés d'Europe de l'Ouest. » Unilever considère cependant que Fralib peut survivre, au prix de ces efforts de réduction de coûts, expliquant notamment que cette usine possède un positionnement solide sur des marchés stratégiques (France, Italie et depuis peu Pays-Bas) et des technologies de haut niveau. Le prochain comité d'entreprise est prévu le 19 février.
Saint-Louis Sucre arrête Marseille
L'usine Saint-Louis Sucre de Marseille (Bouches-du-Rhône) cessera l'activité de raffinage de sucre de canne à partir du 1er octobre 2008. « Le nouveau règlement sucrier européen rendra cette activité déficitaire à compter de cette date », indique la direction. Cet arrêt entraîne la suppression de 120 emplois sur 240, mais aucun licenciement. L'unité marseillaise conservera l'activité de conditionnement de sucre avec la moitié des salariés restants. Un CCE, prévu début mars, devrait étudier les possibilités de reclassement.
Barry-Callebaut veut grossir avec des usines Nestlé
Les deux groupes alimentaires suisses viennent d'annoncer un important projet de coopération. Ce plan prévoit l'acquisition par Barry-Callebaut de deux usines de chocolat en Italie et en France, soit l'équivalent de 100 000 tonnes de production par an. L'accord comprend aussi la fourniture de 43 000 tonnes de chocolat liquide à Nestlé, notamment en Russie. Pour Patrick De Maeseneire, le P-DG de Barry-Callebaut, l'accord de fourniture avec Nestlé accroîtrait le volume de vente de Barry-Callebaut dès le prochain exercice 2007-2008, moyennant un investissement limité.
L'usine française concernée par la cession est celle
de Nestlé à Dijon (Côte-d'Or). Le site fabrique les barres chocolatées Lion et compte environ 470 salariés. Le futur acquéreur devrait reprendre l'ensemble de l'effectif, mais en attendant, le personnel doit être consulté pour suivre les procédures. En Italie, Nestlé a l'intention de céder l'unité de San Sisto à Perugia. Fort de ces acquisitions, Barry-Callebaut envisage également d'y ajouter « une capacité additionnelle de 25 000 tonnes ».
La transaction, prévue courant de l'été prochain, et pour laquelle aucun montant n'a été indiqué, doit permettre à Barry-Callebaut de se développer dans la zone méditerranéenne. Elle reste soumise à l'approbation des autorités de la concurrence.
Biens d'équipement
La Loire convoite l'usine d'Evergreen Solar
Les responsables économiques de la Loire estiment leur département bien placé pour convaincre l'américain Evergreen Solar de venir y implanter son usine européenne de panneaux solaires. Les deux sites pressentis (plus de 50 hectares chacun) se situent sur les communes d'Andrézieux-Bouthéon, près de Saint-Etienne, et de Riorges, près de Roanne. Les équipes chargées d'attirer les investisseurs sont d'autant plus motivées que le géant de Boston pourrait créer entre 1 000 et 2 000 emplois sur place ! Réponse très vite.
Chaffoteaux et Maury dope son site breton
Le fabricant de chaudières et de chauffe-eau relance la production de son usine de Ploufragan, près de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Il vient d'inaugurer de nouvelles lignes de fabrication dédiées aux chaudières murales. L'investissement s'élève à plus de 10 millions d'euros, dont le site d'Osino en Italie bénéficie en partie, puisqu'il s'inscrit dans le même projet de développement. A peine un an après le plan social ayant conduit à la réduction de 56 postes sur 530, le groupe MTS (Merloni TermoSanitari) veut faire de cette usine son « fleuron » en matière d'excellence technologique et de productivité.
Biens de consommation
Duralex modernise la Chapelle-Saint-Mesmin
Le fabricant de verres de table, repris depuis décembre 2005 dans le cadre d'un plan de continuation, veut sortir la tête de l'eau. La direction prévoit d'engager 14 millions d'euros sur deux ans sur le site de La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret). Cette somme servira à la reconstruction d'un four d'ici septembre, à la modernisation de la moulerie ainsi qu'à l'installation de nouvelles machines, comme le P-DG Sinan Solmaz s'y était engagé.
Sans garantir totalement la pérennité de l'usine de 250 sa-lariés, ce programme permettra d'augmenter les capacités de production de 20 %. Duralex disposait d'une autre unité à Rive-de-Gier (Loire), mise à l'arrêt en septembre dernier pour des raisons de sécurité.











