Cyclistes et poissons, même combat
Par Thierry Lucas - Publié le
Vous l'aurez peut-être remarqué en suivant la grande boucle actuellement à la télé : le coureur dans le peloton du Tour de France est comme un poisson dans l’eau. C’est en tout cas la conclusion tirée d’une étude menée par l’université de Glasgow.
Un cycliste est-il comparable à un poisson? Dans un rapport, plusieurs biologistes de l'université ecossaise de Glasgow se sont penchés sur la question. En fait, les chercheurs, qui s’intéressent davantage à la biodiversité et à la santé animale qu’au cyclisme, sont plutôt arrivés à la comparaison inverse.
Les poissons qui nagent dans un banc se positionnent selon des critères comparables à ceux des coureurs dans le peloton. Les coureurs, comme on le sait, profitent du sillage créer par le cycliste de tête pour pédaler avec moins d’efforts. Les chercheurs se sont aperçus que les poissons faisaient de même.
Dans un banc, la position d’un poisson dépend de sa performance physiologique. Les plus valides nagent en tête. Ils fournissent plus d’efforts, mais en compensation ils bénéficient d’un meilleur apport alimentaire. Les plus faibles restent derrière, ce qui leur permet de nager à la même vitesse pour un coût énergétique réduit.
Les scientifiques pensent que les changements individuels de position, en réponse à des conditions différentes, conditionnent la structure et les mouvements changeants des bancs de poissons. Ce qui les différencie des cyclistes, dont le peloton est plus stable... Sauf en cas de chute.

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