Le ministre des Transports a regretté néanmoins l’absence des dirigeants du groupe lors d’une table ronde organisée au ministère sur l’avenir de la compagnie maritime en difficultés.
"Je ne veux pas qu'il y ait d'obstacles à ce que la discussion puisse reprendre. Je regrette leur absence, mais le dialogue n'est pas rompu, a affirmé le ministre. Nous ne sommes pas sur des positions si éloignées qu'on ne puisse sortir de la crise".
La table ronde avait été organisée à l’initiative du gouvernement. La compagnie a en effet décidé l’immobilisation de ses bateaux jusqu’à nouvel ordre le 21 septembre dernier. La cause de cette décision réside dans les mouvements de grève de son personnel navigant, qui a de son côté voté la reprise du travail.
Les représentants syndicaux CFDT et CGT ont également affirmé qu'il y avait "besoin de renouer le dialogue", souhaitant "que les navires repartent le plus vite possible".
L’entreprise située en Bretagne et qui dessert la Grande-Bretagne, l'Irlande et l'Espagne est confrontée à des problèmes financiers importants depuis plusieurs années. En juin elle a annoncé la suppression de plusieurs traversées avant et après-saison et la mise en place d'un plan de retour à la compétitivité, avec réduction de coûts salariaux et suppression de certains avantages. Cette annonce avait provoqué un mouvement social.
Créée en 1973, la Brittany Ferries (BAI SA) revendique 2,6 millions de passagers transportés par an, dont 85% de Britanniques.









