CROISSANCE QUASI GÉNÉRALE
Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3261
PLASTURGIE
TENDANCE 2011
C.A. 2010 9 706 millions d'euros
Principaux acteurs Plastic Omnium, Mecaplast, MGI Coutier
INVESTISSEMENT
Le secteur souffle un peu. Le chiffre d'affaires du premier semestre a augmenté de 7 %, un résultat dû en partie à la bonne tenue des exportations (+ 8 %). Les volumes ont enregistré une croissance de 7 % durant ce semestre. L'effectif est lui aussi en légère hausse (+ 1 %). Signe tangible de la bonne conjoncture : les montants investis sont en augmentation de près de 30 %. Mais le secteur n'est pas totalement sorti de la crise de 2008. Les grands débouchés de la plasturgie (construction, automobile et agroalimentaire) peinent à tirer la croissance. Principale inquiétude pour le reste de l'année : les prix des matières premières, en augmentation de 20 % au premier semestre. Seules 12 % des entreprises sont parvenues à répercuter ces hausses sur leurs prix de vente.
O. J.
ÉLECTRONIQUE
TENDANCE 2011
C.A. 2010 7 427 millions d'euros
Principaux acteurs Eolane, Matra électronique, Asteel Flash, Epiq, Lacroix Electronics
PÉNURIE
L'année 2010 aura été favorable à l'électronique avec une progression de 9 %. Le syndicat des fabricants d'électronique, le Snese, estime même cette hausse à environ 15 % sur le périmètre plus restreint de la sous-traitance des cartes et des systèmes électroniques, ce qui exclut les fabricants de puces. La pénurie récurrente de composants aura perturbé la production, sans l'affecter. La tendance positive s'est poursuivie au premier semestre, avant un coup de frein depuis l'été. « Nos adhérents subissent des reports et même des annulations de commandes », prévient Richard Crétier, le secrétaire général du Snese, qui estime la croissance de 7 % à 8 % sur 2011. Pour 2012, les signes sont plutôt pessimistes, même s'il est difficile de prévoir au-delà de quelques mois dans ce secteur.
P. D.
MÉCANIQUE
TENDANCE 2011
C.A. 2010 6 578 millions d'euros
Principaux acteurs AD Industries, Mecachrome
Après une chute brutale en 2009, la mécanique française a repris son souffle en 2010 et en 2011. Toutes les branches profitent de cette tendance favorable, avec des hausses variant entre 11 % pour la mécanique industrielle et 20 % pour la forge estampage. Les mécaniciens ont enregistré sur le premier trimestre 2011 une croissance de 19 %. Et, selon les derniers pointages sur les sept premiers mois, le chiffre d'affaires de la sous-traitance mécanique progresse de 14 %. « Toutefois, cette croissance globale faiblit », explique Jérôme Frantz, le président de la Fédération des industries mécaniques (FIM). La progression reste forte, mais ralentit : elle n'est que de 11 % au deuxième trimestre et de 6 % au mois de juillet 2011, par rapport à juillet 2010. Au final, la fédération pense conclure l'année 2011 avec une progression de 9 % pour l'ensemble de la sous-traitance mécanique. « C'est surtout une crise de confiance que nous vivons, analyse le responsable de la FIM, en restant résolument optimiste pour 2012. Les équipements de production sont vieillissants et on devra, "volens nolens", les remplacer... »
M. S.
DÉCOUPAGE, EMBOUTISSAGE
TENDANCE 2011
C.A. 2010 4 903 millions d'euros
Principaux acteurs GMD, Defta, FSD
TURBULENCES
Tous les clignotants de ce secteur sont au vert. « La crise a obligé les entreprises à prendre des mesures pour permettre à leurs organisations d'être plus performantes et de s'adapter à de nouveaux besoins », constate Éric Moleux, le président du Groupement des industries de transformation des métaux. En 2011, les volumes de production ont été proches de ceux d'une année normale. « Nous avons connu une croissance forte au premier semestre, mais les turbulences financières restent inquiétantes », ajoute-t-il. « Certains secteurs industriels comme le matériel agricole, l'aéronautique ou le ferroviaire enregistrent des croissances sensibles. D'autres, comme l'automobile, qui représente 40 % de nos facturations, donnent des signes de fléchissement. Alors, la baisse de l'effectif du secteur se poursuivra les deux ou trois prochaines années. »
M. S.
FONDERIE
TENDANCE 2011
C.A. 2010 3 780 millions d'euros
Principaux acteurs Arche, Le Bélier, Montupet
FINANCEMENT
Chez les fondeurs de France, tout va bien. Après une année 2010 en forte reprise, avec une croissance de 22 % du chiffre d'affaires, les huit premiers mois de 2011 continuent avec un bond de 21,6 %. « La charge des outils reste bonne pour les mois à venir, même si la visibilité n'excède pas deux à six mois selon les entreprises », explique Jean-Marc Schissler, à la fédération des Fondeurs de France. La filière a très peu stocké (contrairement à 2008) et certains secteurs, comme l'énergie et les mines, portent la croissance. Tout va bien à un bémol près : l'incertitude pesant sur les banques commence à avoir des répercussions sur le financement des investissements. Une ligne de fonderie, par exemple pour l'auto, coûte 20 à 25 millions d'euros. Les professionnels redoutent que certains projets n'aboutissent pas en raison de cette barrière financière.
G. L. B.
TRANSFORMATION DES ÉLASTOMÈRES
TENDANCE 2011
C.A. 2010 3 312 millions d'euros
Principaux acteurs Hutchinson, Société des polymères Barre Thomas
RALENTISSEMENT
Le secteur a relevé la tête, mais reste en état d'alerte. Même si les voyants sont au vert depuis 2010. « Les réorganisations et restructurations se poursuivent, explique Bruno Muret, le directeur économie du SNCP, le Syndicat national du caoutchouc et des polymères. Après 2010 qui aura vu une croissance moyenne des volumes de 34 % pour le caoutchouc industriel, le rythme retombe un peu. Pour le premier semestre 2011, cette branche enregistre une croissance de 7 %. « Nous avons connu un bon premier semestre avec des taux de progression soutenus, précise Bruno Muret. Mais nous constatons depuis la rentrée quelques signaux de ralentissement. » À cela s'ajoutent l'arrêt prévisible de la prime à la casse et une hausse du prix des matières premières (+ 65 % en août par rapport au cours moyen), qui pèse fortement sur les comptes de résultats des industriels
O. J.
CHAUDRONNERIE, TUYAUTERIE
TENDANCE 2011
C.A. 2010 2 830 millions d'euros
Principaux acteurs Endel, Ponticelli, Boccard, Fouré-Lagadec, Fives Nordon
MOINS-DISANT
L'optimisme, n'est pas vraiment de mise dans le secteur, malgré une légère progression du chiffre d'affaires. L'export sauve une fois de plus la mise de la chaudronnerie, alors que les commandes nationales sont en berne. L'Afrique, notamment dans le secteur du pétrole, et des pays émergents comme la Chine, constituent des ballons d'oxygène et font évoluer des ventes en trompe-l'oeil. Ce ne sont pas tant les investissements industriels qui ont reculé, que les clients nationaux qui ne jouent pas le jeu. « Les industriels français ne défendent pas l'emploi et les sous-traitants nationaux », déplore Gérard Fabiani, le secrétaire général du Syndicat de la chaudronnerie, tuyauterie et maintenance industrielle. « Nous perdons des marchés à 1 ou 2 %, notamment dans le secteur du gaz où le principe du moins-disant domine », regrette-t-il. Les entreprises qui emploient plus de 50 000 salariés, n'ont qu'une visibilité à trois mois, indique Gérard Fabiani, très pessimiste sur les pratiques des donneurs d'ordres.
D. R.
ROULEMENTS ET TRANSMISSIONS MÉCANIQUES
TENDANCE 2011
C.A. 2010 2 605 millions d'euros
Principaux acteurs SKF France, SNR Roulements, Ferry Capitain
RENAISSANCE
Le secteur des roulements et garnitures mécaniques a connu une bonne année 2010 avec + 21 % par rapport à l'année précédente. Une hausse qui se poursuit en 2011. Leur association professionnelle, l'Artema, espère même retrouver dès cette année les niveaux exceptionnels de 2008. « Globalement, l'activité automobile (qui représente plus de 40 % du marché) a été très positive », estime Laurence Chérillat, la déléguée générale d'Artema. Y compris pour le marché français, alors qu'un ralentissement commence à se faire sentir. Les fabricants d'engrenages et de transmissions mécaniques, eux, sont dans une position d'attentisme. « Tout le monde s'accorde sur le fait qu'il n'y aura pas de baisse d'activité en 2012 », assure Laurence Chérillat. Il faut dire que cette profession a connu une belle croissance en 2010 (+ 14,5 %), qui se poursuit en 2011. L'activité est tirée par les exportations, en particulier vers l'Allemagne et la Chine. Et, point important, la rentabilité du secteur reste à un bon niveau.
C. L.
TRAITEMENT DE SURFACES
TENDANCE 2011
C.A. 2010 1 950 millions d'euros
Principaux acteurs Electropoli, Center, Macer
RÉTRÉCISSEMENT
L'activité dans le secteur des traitements de surface est en croissance de 13,8 % en 2010 par rapport à 2009. Il n'y a pas de quoi se réjouir, selon l'Union des industries de traitements de surface (UITS). « Le chiffre d'affaires est en augmentation, mais pas les marges », déplore Denis Théry, son délégué général. « Les grands donneurs ont matraqué les prix », assure-t-il. À cela s'ajoutent des hausses de prix pas toujours facile à répercuter. « Celui de l'énergie a augmenté de façon délirante », indique Denis Théry. Au premier semestre 2011, les volumes ont continué de croître, mais les marges, elles, se sont encore tassées. Et les acteurs du secteur ont senti un ralentissement au second semestre. En particulier dans l'automobile qui avait plutôt bien fonctionné, selon le délégué général de l'UITS. « Mais les signaux que l'on a pour 2012 ne sont pas encourageants... »
C. L.
FORGE, ESTAMPAGE, MATRIÇAGE
TENDANCE 2011
C.A. 2010 1 900 millions d'euros
Principaux acteurs Aubert et Duval, Manoir Industries
RÉACTIVITÉ
Les sous-traitants forgerons, qui dépendent fortement de l'automobile, ont effacé les effets de la crise de 2008-2009. La production a repris en 2010 et l'année 2011 devrait apporter une croissance d'environ 10 %. Ce qui permettrait au secteur de revenir à ses niveaux d'avant 2008. « Les perspectives 2012 restent bien orientées. On voit souvent des entreprises avec des carnets de commandes en hausse de 5 à 10 % », ajoute Fabrice Chevaleyre, à l'Association française de forge. L'effectif de la profession, qui est passé de 10 500 à 9 000 salariés, est en légère reprise. Le point clé en 2011 a été la catastrophe de Fukushima. La pénurie sur certains composants électroniques exclusivement fabriqués au Japon, et entrant dans la fabrication des moteurs diesel, a obligé les constructeurs à se reporter vers les moteurs essence. Or les pièces forgées (soupapes, vilebrequin, etc.) pour les groupes diesel sont différentes de celles des moteurs essence. « On a dû s'adapter très vite », souligne Fabrice Chevaleyre. De même, le débouché du nucléaire souffert. Pas suffisant toutefois pour gâcher l'année.
G. L. B.
DÉCOLLETAGE
TENDANCE 2011
C.A. 2010 1 387 millions d'euros
Principaux acteurs Maike Automotive, Pernat Industrie, Bontaz Centre
PRUDENCE
Après une dégringolade en 2009, le décolletage reprend des couleurs en 2010. Son chiffre d'affaires progresse de 21 % par rapport à l'année précédente. C'est 7 points de plus que la moyenne des secteurs de la sous-traitance. Selon le syndicat national du décolletage (SNDEC), la progression des ventes est même supérieure car « il faut prendre en compte les chiffres des entreprises de moins de 20 personnes qui constituent la majorité des décolleteurs », explique Jérôme Akmouche du SNDEC. Le début de 2011 a été marqué par une poursuite de la croissance : + 15 % de janvier à juillet. « On était dans les commandes qui ont bénéficié de la prime à la casse dans l'auto », analyse-t-il. La profession s'attend malgré tout à un ralentissement au second semestre. « On espère finir l'année à + 8, + 10% », estime Jérôme Akmouche.
C. L.
FIXATION, FRAPPE À FROID
TENDANCE 2011
C.A. 2010 1 117 millions d'euros
Principaux acteurs A. Raymond, Lisi, Agrati
RÉSISTANCE
Le sourire est revenu en 2011 après la forte tempête subie par la profession pendant la crise. « Notre secteur, qui fournit surtout l'industrie automobile, se porte bien », confirme Denys Tremblais, le délégué général de l'Association de fabricants de fixations mécaniques (Affix) qui regroupe une trentaine d'entreprises. Des groupes comme A. Raymond, Lisi ou Agrati qui ont internationalisé leurs activités. Mais aussi des PME qui attaquent avec succès des niches. « Les carnets de commandes sont pleins et les entreprises travaillent sans répit pour livrer juste à temps, explique le responsable de l'Affix. Cependant, la crise financière actuelle les incite à être prêts pour résister à tout changement intempestif. » L'innovation est l'une des armes qui leur permet d'envisager plus sereinement l'avenir. « Les fixations ne pèsent que 200 euros dans le coût d'une Clio par exemple, mais c'est un élément extrêmement sensible, conclut Denys Tremblais. Alors, on cherche toujours des solutions plus légères, plus rapides à monter, plus adaptées... »
M. S.
MOULES, MODÈLES, MAQUETTES ET OUTILLAGE
TENDANCE 2011
C.A. 2010 1 019 millions d'euros
Principaux acteurs Groupe MPO, Cogemoule, Compose Tooling
RÉMISSION
Après plusieurs années de baisse sensible du chiffre d'affaires, le marché de l'outillage reprend des couleurs. « Nous enregistrons cette année une croissance du chiffre d'affaires de 10 à 20 %, en fonction du secteur d'activité », confirme Bruno Machet, le président de l'Association française des industries du moule, modèle et maquette (Afim). Une profession sinistrée ces dix dernières années. « Les chiffres et l'effectif ont été divisés par deux sous le poids de délocalisations », déplore le responsable de l'Afim. Quelque 500 outilleurs restent en activité aujourd'hui, employant 10 000 salariés. La plasturgie représente 70 % de la production d'outillages, suivie par le verre et la fonderie. L'obsession des outilleurs français : l'innovation. L'intégration d'un maximum de pièces dans un outillage pour éviter les opérations d'assemblage et la fabrication des pièces plastiques intelligentes ne sont que deux exemples illustrant cet effort...
M. S.
RESSORT
TENDANCE 2011
C.A. 2010 259,5 millions d'euros
Principaux acteurs CGR, Allevard Ressorts, Groupe Simonin
TASSEMENT
Les ventes ont connu une progression de 14 % en 2010. Sur leur lancée, les facturations dans le ressort ont enregistré une augmentation de 10 % au premier semestre 2011, même si une rupture est intervenue depuis le mois de juin. « Le tassement s'est surtout fait sentir du côté de l'automobile », précise Catherine Larroque, la déléguée générale du Syndicat national des fabricants de ressorts (SNFR). Depuis, la visibilité est faible avec des carnets de commandes garnis sur huit semaines. Pour autant, la bonne dynamique sur douze mois, avec des marchés porteurs dans l'aéronautique, l'énergie et le ferroviaire, a permis aux entreprises de poursuivre leurs investissements (3 à 10 % du chiffre d'affaires). « La profession relève d'importantes difficultés à recruter de la main-d'oeuvre qualifiée », déplore Jean Masselin, le président du SNFR. Enfin, il est toujours difficile de répercuter les hausses de prix des matières premières, sur lesquelles il peut y avoir des tensions dans les approvisionnements.
D. R.
La réforme qui a conduit à la suppression du Sessi - le service des statistiques industrielles - en 2008, ne nous permet toujours pas de disposer de données aussi précises, détaillées et homogènes que les années précédentes. Et ce, pour l'ensemble des secteurs industriels et donc a fortiori pour les métiers de la sous-traitance. C'est la raison pour laquelle nous ne vous présentons pas tous les chiffres que vous aviez l'habitude de retrouver dans les colonnes qui suivent.











