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Croissance encourageante

Par Olivier KetelsJEAN-PIERRE VERNAYElyse Poudevigne - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3029

Le bilan 2005 et les tendances en 2006, secteur par secteur

plasturgie

Une progression inégale

Tendance 2006 : +

Nombre d'entreprises : 521

Effectif : 61 855

CA 2005 : 10 283 (en millions d'euros)

source : sessi

Les ventes de plasturgie n'auront finalement progressé que de 3 % en 2005, gonflées en partie par les hausses du polyéthylène et du polypropylène. Le secteur de la pièce technique, préoccupant, a terminé l'année avec une croissance nulle et des effectifs en baisse de 2,5 %. Les méventes du marché automobile (38,5 % des ventes de plasturgie) ont aggravé la situation des transformateurs les plus fragiles, qui ne disposent ni d'avantages techniques particuliers ni de sites en pays à bas coûts. La Coface a ainsi enregistré 113 dépôts de bilan l'an dernier (131 en 2004). Malgré tout, dans l'emballage, la construction et les demi-produits (dont les tubes pour travaux publics), les ventes progressent de 5 % en 2005 par rapport à 2004. Les industriels de l'emballage, qui se sont donné du mal l'an dernier (+ 7 % en un an) bénéficient de bonnes perspectives. Au global, les volumes devraient continuer à croître. « A l'issue du premier semestre 2006, la production s'est accrue de 1,2 % en volume, soit une évolution similaire à celle du 1er semestre 2005 (+ 1,3 %) », estime Sylvie Domenech, responsable économique à la fédération de la plasturgie. olivier ketels

electronique

Le retour de la croissance

Tendance 2006 : +

Nombre d'entreprises : 600

Effectif : 25 0000

CA 2005 : 7 000 (en millions d'euros)

source : sessi

La sous-traitance électronique française se porte plutôt bien. L'année en cours amplifie même les tendances de 2005. Et notamment l'arrêt de la délocalisation à tout crin de l'électronique grand public. Tout d'abord l'activité est en progression, de l'ordre de 10 %. « Cela signifie que nous sommes toujours dans une phase de recours croissant à la sous-traitance. En 2006, le secteur a retrouvé son périmètre d'avant 1999 », estime Richard Crétier, porte-parole du Syndicat national des entreprises de sous-traitance électronique (Snese). Ensuite, les grands sous-traitants ont quasiment tous disparu et les entreprises du secteur sont de taille plus modeste, entre 50 et 60 personnes, avec quelques groupes, comme Eolane et Asteel, qui comptent autour de 200 salariés. Enfin, les créations de petites entreprises se sont multipliées. Ce sont des petites structures, qui travaillent sur des préséries et des prototypes. « Leur existence prouve que la demande en matière d'aide à la conception et à l'industrialisation existe toujours aujourd'hui », se félicite Richard Crétier. JEAN-PIERRE VERNAY

mécanique industrielle

Dégradation dans l'usinage

Tendance 2006 : =

Nombre d'entreprises : 1 042

Effectif : 55 103

CA 2005 : 6 050 (en millions d'euros)

source : sessi

Composée d'une majorité d'usineurs, la mécanique industrielle affronte toujours la forte concurrence des pays à bas coûts. Beaucoup d'industriels se sont tout de même donné les moyens de produire directement sur place, comme la Sofop, Gattefin ou le groupe Ettel. Reste que le nombre d'entreprises baisse inexorablement (- 14 % en trois ans) même si l'érosion des effectifs est moins prononcée : - 4,5 % sur la même période. Selon Christian Guérin, le secrétaire général de l'Association de la mécanique industrielle et des constructions spéciales (Amics), « un nombre croissant d'adhérents est confronté à des difficultés de trésorerie ». Les constructeurs de machines spéciales, en revanche, se portent un peu mieux. Le degré de technicité de leur process s'étend au-delà de l'usinage, au câblage, aux automatismes ainsi qu'à d'autres technologies (télécoms, etc..). o. k.

découpage-emboutissage

Une fin d'année en suspens

Tendance 2006 : -

Nombre d'entreprises : 403

Effectif : 33 467

CA 2005 : 5 484 (en millions d'euros)

source : sessi

Les découpeurs-emboutisseurs jugent le bilan de l'année 2005 positif, même si les chiffres de la rentabilité nette (+ 2 %) et de l'investissement (+ 3 à 5 %) semblent modestes. La mauvaise forme de l'industrie automobile hypothèque les résultats de 2006. Sur le seul premier semestre, la production chute de 4 % malgré une reprise passagère de la consommation de métaux en janvier. Or, « la baisse la plus importante devrait intervenir d'ici à la fin de l'année », estime Eric Moleux, le président du Groupement des industries transformatrices de métaux en feuilles minces (Gimef). Ces industriels restent très exposés aux difficultés de l'automobile puisque leurs facturations dépendent à plus de 67 % de ce secteur d'activité. Globalement, les ventes ont nettement rebondi en juin dernier (+ 7,6 % par rapport à mai) mais elles se replient en réalité de 6,4 % depuis juin 2005. Un certain nombre de points positifs viennent malgré tout nuancer ces résultats. La bonne tenue des exportations compense partiellement les baisses, grâce au dynamisme des constructeurs automobiles allemands. Conséquence, la charge de travail et les carnets de commandes étaient assez soutenus en septembre et octobre. o. k.

Fonderie

De fortes disparités

Tendance 2006 : +

Nombre d'entreprises : 483

Effectif : 45 210

CA 2005 : 5 314 (en millions d'euros)

source : fondeurs de france

A côté de l'insolente santé des fondeurs équipementiers de l'hydraulique, les sous-traitants enregistrent une timide hausse de production de 2 %, pour une hausse des facturations de 4 %. Cette croissance masque de fortes disparités entre les fondeurs de l'automobile et ceux des autres secteurs (bâtiment, énergie, etc.). La production de la fonderie de fonte recule de 6 % au premier semestre 2006 par rapport à la même période l'an dernier, plombée par la chute de 15 % de la fonderie GS. Les fonderies aluminium et non-ferreux de l'automobile perdent en moyenne 12 %. Quant à celles qui ne convoitent pas ce marché, elles profitent inversement d'une hausse de 12 % ! Selon Olivier Ducru, le directeur général des Fondeurs de France, « la réduction du nombre d'entreprises a favorisé la baisse des volumes. Du coup, celles qui résistent ont récupéré des commandes et voient leur charge de travail s'améliorer malgré le ralentissement automobile ». Le syndicat table sur un second semestre légèrement plus soutenu (+ 4 % de volumes) et une année 2006 en progression de 2 à 3 %. o. k.

Transformation

des élastomères

Le caoutchouc morose

Tendance 2006 : -

Nombre d'entreprises : 141

Effectif : 27 911

CA 2005 : 3 945 (en millions d'euros)

source : sessi

Après une année 2005 en demi-teinte marquée par la baisse des effectifs de 4 % et l'effritement de la rentabilité nette (de 2,6 à 1,9 %), la production baisse à son tour au premier semestre 2006. Les secteurs du caoutchouc industriel et du pneumatique, subissent respectivement des baisses de 4 et 7 % à cause d'une moidre demande dans l'automobile. « Seuls les groupes capables d'entretenir leur portefeuille d'innovations peuvent amortir le choc de la récession de même que les PME positionnées sur un marché de niche », signale le responsable économique du Syndicat national des caoutchoucs et des polymères, Bruno Muret. Les industriels ne s'attendent pas à un meilleur second semestre : aux difficultés de l'automobile s'ajoutent les coûts élevés du caoutchouc naturel et du caoutchouc synthétique. Les matières ont ainsi augmenté de 30 % en moyenne de janvier 2004 à la mi-2006. La seule nouvelle positive vient du commerce extérieur. Les exportations progressent de 7 % dans les pneumatiques et de 8 % dans le caoutchouc industriel. La tendance des neuf premiers mois n'est pas bonne et le secteur n'envisage aucun retournement de tendance d'ici à la fin de l'année. o. k.

Chaudronnerie-

tuyauterie

Une santé de fer

Tendance 2006 : +

Nombre d'entreprises : 521

Effectifs : 61 855

CA 2005 : 3 183 (en millions d'euros)

source : sessi

EdF investit 40 milliards d'euros d'investissements, Total Pétrochimie renouvelle des sites... Les investissements dans l'énergie continuent de tirer la croissance du secteur. Les facturations gagnent 3 % au premier semestre 2006 par rapport à la même période en 2005 et devraient encore s'améliorer d'ici à la fin de l'année. Soutenues, les demandes de prix gagnent 4 % sur la période mai-juin par rapport à mars-avril. 30 % de ces consultations sont converties en commandes (20 % seulement l'an dernier). Ces bons chiffres contenteraient la profession si elle n'était pas tant handicapée par une pénurie persistante de main-d'oeuvre. « Certaines entreprises refusent même du travail faute de personnel », constate Gérard Fabiani, le secrétaire général du Syndicat national de la chaudronnerie, tuyauterie et maintenance industrielle. « Dans ce métier manuel, la main-d'oeuvre constitue encore 40 % du coût de revient », ajoute -t-il. o. k.

Traitements et

revêtements des métaux

La crise persiste

Tendance 2006 : -

Nombre d'entreprises : 334

Effectif : 18 002

CA 2005 : 2 018 (en millions d'euros)

source : sessi

Après une année 2005 à peine correcte, les industriels du secteur subissent toujours le déplacement des plus gros donneurs d'ordres à l'étranger, tout en prenant de plein fouet les baisses de cadences dans l'automobile. Conséquence ? Les ateliers tournent en sous régime. « La surcapacité de production est même évaluée à 30 % », selon Denis Therys, le secrétaire général du syndicat. « La clientèle du secteur s'érode par le bas à cause du regroupement croissant de PME et par le haut avec l'internationalisation des grands donneurs d'ordres. » Du coup, certaines activités comme le traitement de zingage en vrac des pièces de visserie-boulonnerie est particulièrement touché : ces pièces se fabriquent de plus en plus dans les pays de l'Est. En définitive, les pertes d'activités et les disparitions d'entreprises contraignent les industriels du traitement de surface à chercher toujours plus loin leurs clients mais le surcoût du transport, évalué à 20-30 % du prix de la pièce, fait l'objet d'âpres discussions avec les clients... o. k.

Forge-Estampage-

matriçage

Les forgerons inquiets

Tendance 2006 : -

Nombre d'entreprises : 53

Effectifs : 11 495

CA 2005 : 1 809 (en millions d'euros)

source : sessi

Malgré une bonne année 2005, la morosité s'installe. « Certaines forges souffrent plus que ne l'indiquent leurs résultats financiers » prévient Christian Guérin, le délégué général de l'Association française de forge (AFF). Au premier semestre 2006, la production a diminué de 18 % en volume et le syndicat craint, sur l'année complète, un repli des facturations de 12 % et des livraisons de 16 %. La forge prend de plein fouet la hausse des prix des matières premières : celles-ci représentent la moitié de leurs coûts de production. L'énergie, qui pèse 5 à 10 % de la facture, érode aussi leurs marges car les donneurs d'ordres n'acceptent pas de répercuter ce surcoût sur les prix des produits. Mais Christian Guérin préfère rester optimiste : « Compte tenu du contexte, les forgerons résistent bien. Les effectifs sont à peu près stables et peu d'entreprises ont réellement mis la clé sous la porte. Mais il faut bouger tant qu'on en a encore les moyens. Si on ne s'internationalise pas, les contraintes vont s'accumuler et ce sera trop tard. » Le délégué général de l'AFF ne parle pas ici de délocalisation, mais bien de coopérations avec des entreprises étrangères. Elyse poudevigne

décolletage

Une stabilité en trompe-l'oeil

Tendance 2006 : =

Nombre d'entreprises : 186

Effectif : 12 174

CA 2005 : 1 597 (en millions d'euros)

source : sessi

Morne plaine dans le décolletage ? « La production a certes subi une légère érosion depuis 2005 mais elle est compensée par l'augmentation de la valeur ajoutée, grâce à une plus grande technicité du process », indique Claude Morisseau, le secrétaire général du SNDEC. Reste que les décolleteurs se retrouvent pris en étau entre les hausses des cours de l'acier et du laiton, et la position de leurs donneurs d'ordres, intraitables sur les répercussions des hausses matières. Du coup, certains sous-traitants opèrent un début de désengagement du marché automobile, qui représentait encore 60 % de l'activité en 2004, puis 55 % en 2005. Second levier à leur disposition, l'export. Les entreprises tentent de vendre davantage à l'étranger pour « compenser les faiblesses du marché domestique », ajoute Claude Morisseau. La bonne nouvelle vient de l'investissement matériel. Il se maintient en particulier dans les PME, où « il peut atteindre jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires ». E. p.

Fixations, frappe à froid

Des inquiétudes dans l'automobile

Tendance 2006 : =

Nombre d'entreprises : 53

Effectif : 6 298

CA 2005 : 1 041 (en millions d'euros)

source : midest

Comme annoncé, le secteur des fixations et de la frappe à froid a terminé l'année 2005 sur une baisse de production de 4 %. La désaffection des équipementiers pour le marché français affecte particulièrement les PME. Et même l'aéronautique, le second marché client des entreprises de fixations, n'a pas permis de contrebalancer la récession du secteur automobile. Les facturations des six premiers mois 2006 augmentent de 1 % mais elles pourraient gagner 2 % sur neuf mois avec les bons résultats de l'automne, ce qui permettrait de faire mieux que la petite hausse de 1 % obtenue l'an dernier. « Nous nous attendons à un meilleur second semestre en partie grâce au dynamisme de l'automobile allemande », confie Denis Tremblais, le secrétaire général de l'Association des fabricants de fixations mécaniques (Affix). Sur le thème récurrent des matières premières, les sous-traitants ont un peu mieux absorbé la nouvelle hausse de l'acier intervenue cette année mais la pression des donneurs d'ordres sur les prix devrait s'accentuer d'ici à la fin de l'année. o. k.

moules et modèles

Des difficultés persistantes

Tendance 2006 : -

Nombre d'entreprises : 163

Effectif : 7 033

CA 2005 : 741 (en millions d'euros)

source : sessi

Après les années noires, marquées par la disparition d'une soixante d'entreprises en quatre ans, le moule aurait presque la frite ! Après avoir joué la carte de l'innovation et du service, les industriels s'attendent à un meilleur cru en 2006. « Certains d'entre eux ont bénéficié de retours de commandes passées dans les pays à bas coûts de main-d'oeuvre », admet François Lassalle, le secrétaire général de l'Association française des industries du moule, modèle, maquette et métiers associés (Afim). La charge de travail s'établit en moyenne à six-sept semaines, en léger retrait par rapport à l'an dernier. Mais ce chiffre dépend largement des hausses matières. La situation des modeleurs demeure préoccupante « même si le rythme de disparition des entreprises s'est ralenti depuis quelques mois », selon l'Ufimo. Plus fâcheux, les heures travaillées (moules et modèles) diminuent constamment : le premier semestre 2006 est le plus mauvais depuis cinq ans... o. k.

outillages mécaniques

Des craintes pour l'avenir...

Tendance 2006 : -

Nombre d'entreprises : 125

Effectif : 4 263

CA 2005 : 452 (en millions d'euros)

source : midest

Cette branche du groupement des industries transformatrices des métaux en feuilles minces (Gimef) cultive les paradoxes. Contrairement aux moulistes, les outilleurs de presses fabriquent encore localement des outils pour le marché français, spécialement pour les grands outils qui présentent des contraintes de poids et d'encombrement. Leur savoir-faire ne trouve pas toujours d'équivalent en pays à bas coûts. Las ! Ces sociétés de petite taille (moins de 20 salariés) ne parviennent plus à gérer les délais de paiement à rallonge (bien souvent jusqu'à 180 jours !) imposées par leurs clients. La moindre modification réclamée par le client permet à ce dernier de travailler avec l'outil par dérogation tout en différant le règlement... Retour de bâton, la disparition progressive des outilleurs (125 aujourd'hui contre plus de 200 en 2002), commence à poser de vrais problèmes de maintenance... à ces mêmes clients. « Dans ce contexte, le Gimef souhaite aider ces entreprises à acquérir une taille raisonnable, mais elles doivent aussi améliorer la productivité », explique Eric Moleux, son président. La filière fonde tous ses espoirs sur l'application du nouveau code de bonnes pratiques. o. k.

ressorts

Une forte exposition à l'automobile

Tendance 2006 : =

Nombre d'entreprises : 34

Effectif : 2 613

CA 2005 : 346 (en millions d'euros)

source : sessi

«Malgré l'activité soutenue des sous-traitants de l'aéronautique, du ferroviaire ou de l'énergie, le secteur s'attend à une légère baisse de la production en 2006 par rapport à l'an dernier », prévient François Lassalle, le secrétaire général du Syndicat national des fabricants de ressorts. Une fois encore, l'essoufflement de l'automobile n'y est pas étranger, d'autant qu'il génère 75 % des commandes du secteur. Certains ressortiers de l'automobile ont perdu jusqu'à 10 % de production sur les quatre premiers mois de l'année par rapport au début de 2005. Pour gâter la situation, le prix des fils à ressorts (aciers doux, aciers au carbone) ont recommencé à augmenter depuis février dernier, sous l'effet conjugué de la croissance chinoise et d'une capacité de production insuffisante. Les sous-traitants parviennent heureusement à répercuter correctement les hausses (environ 80 % cette année contre 70 % en 2005), quitte à menacer, dans certains cas extrêmes, d'interrompre leurs approvisionnements. « Dans ce métier, la matière représente plus de 60 % du prix de revient, ajoute François Lasalle. C'est donc bien une question de vie ou de mort. » o. k.

Engrenages

et transmissions

Tout baigne

Tendance 2006 : +

Nombre d'entreprises : 37

Effectif : 2 083

CA 2005 : 308 (en millions d'euros)

source : midest

Les fabricants d'engrenages et de transmissions sont aux anges. En 2005, ils ont connu une hausse inattendue de 3,6 % de leur activité. Et « le chiffre d'affaires de la profession a progressé de 7 % au premier trimestre par rapport à l'an dernier », annonce Laurence Chérillat, le secrétaire générale de l'Unitram. Portés par l'export (47 % de leurs ventes, en progression de 5 %), les acteurs français ont profité de la bonne tenue des mines et carrières et des cimenteries partout dans le monde, mais aussi des secteurs de l'énergie. Ainsi, les fabricants français d'engrenages se sont vu confier de nombreux travaux de sous-traitance par des producteurs de gros réducteurs.

L'activité faiblit un peu depuis septembre, à cause de l'automobile et du machinisme agricole, en panne d'investissement. Mais « les carnets de commandes sont bien garnis », assure Laurence Chérillat. La profession mise ainsi sur un + 5 % minimum pour 2006 et une année 2007 sur la même lancée. Même si elle risque de connaître des difficultés d'approvisionnement. Jean-Sébastien scandella

roulements

et garnitures mécaniques

Toujours mieux

Tendance 2006 : +

Nombre d'entreprises : 9

Effectif : 1 089

CA 2005 : 254 (en millions d'euros)

source : midest

Les roulements n'en finissent pas de monter en puissance. Après une hausse de 7 % en 2004, les professionnels du secteur ont vu leur production progresser de... 9,9 % en 2005, à 1,4 milliard d'euros. « Les usines françaises sont sur les produits qui marchent bien », résume Laurence Chérillat, de l'Association de la mécanique de haute précision (MHP). Malgré les difficultés des constructeurs automobiles nationaux, les ventes de roulements de roues, par exemple (l'automobile cannibalise 58 % de la production française) ne cessent de progresser, portées par les très bons résultats de BMW, le succès de modèles particuliers comme la Logan de Dacia, ou encore le retour en force de Fiat. Et les roulements spéciaux pour les secteurs ferroviaires, aéronautiques et les OEM prospèrent, en particulier dans les pays d'Europe de l'Est.

Et ce n'est pas fini ! Cette année, marquée par le rachat du spécialiste des roulements aéronautique SNFA par le géant suédois SKF, « la production a encore progressé de 12 % au premier trimestre 2006 », annonce Laurence Chérillat. De janvier à août, la hausse demeure plus contenue, à 6,7 %. Mais les français gardent un moral d'acier. J.-S. s.

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