Social. Le suisse Petroplus Holdings AG vient d'annoncer son intention de suspendre le réaménagement du complexe "huiles et bitumes", prévu pour l'an prochain à la raffinerie française de Petit-Couronne (Seine-Maritime). Le groupe envisage ainsi de reconfigurer la raffinerie, processus qui comprendrait l'arrêt de ce complexe. Cette reconfiguration toucherait environ 120 personnes sur les 550 que compte le site.
Selon un représentant syndical, « même si un comité d'entreprise extraordinaire est prévu dans les prochains jours, la décision est actée ». Il fait ainsi référence à un communiqué de la direction, qui indique : « Nous continuons à améliorer les performances de nos raffineries dans le cadre de notre plan d'amélioration sur trois ans, mais il est apparu clairement que la raffinerie de Petit-Couronne nécessitait des changements plus structurels pour améliorer sensiblement sa compétitivité sur un marché du raffinage très difficile. La reconfiguration prévue serait un vaste plan d'action qui améliorerait la fiabilité et la structure des coûts, tout en réduisant les besoins en capital d'exploitation et en investissement. L'objectif clair est d'abaisser radicalement le seuil de rentabilité de la raffinerie durant les prochaines années ».
Petroplus a d'ailleurs informé les collaborateurs de la raffinerie qu'elle entendait débuter un processus formel d'information et de consultation concernant cette reconfiguration, comme l'exige la législation française, avant la fin de l'année.
Petroplus Holdings AG est la plus grande entreprise indépendante de raffinage et de distribution en gros de produits pétroliers en Europe. Petroplus concentre ses activités sur le raffinage et exploite actuellement cinq raffineries en Europe : la raffinerie de Coryton (Royaume-Uni), la raffinerie d'Anvers (Belgique), la raffinerie de Petit-Couronne (France), la raffinerie d'Ingolstadt (Allemagne) et la raffinerie de Cressier (Suisse). La capacité de débit de toutes ces raffineries réunies est de l'ordre de 667 000 barils par jour.
La raffinerie normande dispose d'une capacité de raffinage de 7 millions de tonnes par an. Elle a été rachetée en 2008 au groupe anglo-néerlandais Shell.











