Côte d'Ivoire : les défis de l'après-crise
Par Ana Lutzky - Publié le
Dans une note de quatre pages, Alain Juppé a dévoilé dans les grandes lignes les chantiers auxquels il faudra s'atteler après l'ère Gbagbo.
Devant la commission des affaires étrangères et de défense de la Haute Assemblée, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a dévoilé la position de Paris quant aux priorités de l'après-Gbagbo. Il était auditionné jeudi au Sénat avec Gérard Longuet. L'assouplissement des sanctions de l'Union européenne arrive en tête de liste des mesures envisagées pour faciliter l'arrivée de l'aide internationale et la reconstruction d'une économie ivoirienne actuellement à genoux. Paris s'emploiera par ailleurs à accroître cette aide, a souligné Alain Juppé.
Autre chantier indispensable, la remise sur pied du système bancaire sur lequel Laurent Gbagbo, pour tenir, a effectué un véritable «hold-up», a dit le chef de la diplomatie. «En liaison très étroite» avec Alassane Ouattara, a-t-il poursuivi, «nous sommes déjà en train de travailler sur l'effort qu'il faudra faire pour l'aider dans ce processus de réconciliation politique et de reconstruction économique».
Selon le Quai d'Orsay, le président élu de Côte d'Ivoire devrait prochainement faire des déclarations sur la nature de la contribution qu'il attend de la part de la communauté internationale. Pour sa part, Gérard Longuet a indiqué que Paris sera en mesure de transmettre à la Cour pénale internationale (CPI) des éléments concernant des exactions qui seraient survenues à Abidjan, où est déployée la force française Licorne (passée ces derniers jours de 900 à 1700 hommes).
Alain Juppé a par ailleurs souhaité, jeudi, que l'«intégrité physique» de Laurent Gbagbo et de sa famille soit préservée. Pas de bras de fer, donc. On est surtout impatient à Paris d'entamer le tête-à-tête avec Alassane Ouattara.

dans la même rubrique
26/05/2012 Areva tourne vers L’Australie26/05/2012 Le jurassien Tech Power revisite la signalétique
26/05/2012 Un label décolletage












