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Cop22 : la France passe le flambeau au Maroc sous la pluie

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Lors de la conférence inaugurale de la Cop22, hier matin, à Marrakech, Ségolène Royal a transmis avec force de symbole le flambeau de la présidence à Salaheddine Mezouar, ministre marocain des Affaires étrangères.

Cop22 : la France passe le flambeau au Maroc sous la pluie © cop22

Après des jours de chaleur laissant craindre le pire, la Cop22 a été inaugurée sous la pluie, ce matin de lundi 7 novembre à Marrakech. "Un signe de bonne augure", s’enthousiasme la ministre marocaine déléguée à l’Environnement, Hakima El Haite. Un soulagement, surtout, dans un pays où le changement climatique est synonyme de stress hydrique. 

"Les pays riches vivent comme s’il y avait trois planètes, les pays pauvres comme s’il y en avait déjà plus. Je demande la justice climatique et en particulier pour l’Afrique !", a lancé, lyrique, Ségolène Royal, la ministre française de l’Environnement et présidente de la Cop21, lors de l'inauguration. Avant de devoir céder sa place à Salaheddine Mezouar, ministre marocain des Affaires étrangères, elle a profité de la tribune qui lui était offerte pour défendre encore une fois l’Initiative africaine sur les énergies renouvelables qu’elle s’est appropriée pendant un an.

"En 2050, l’Afrique comptera 2 milliards d’habitants, une course contre la montre est engagée pour accéder à la lumière et à l’électricité", a-t-elle déclaré avant d’inviter l’assemblée des délégués à lever les petites lampes solaires en forme de fleur éthiopienne qui leur avaient été symboliquement distribuées. Offrant de belles images à la presse, la ministre a ensuite offert à son successeur un immense globe en plastique à la figure réjouie.

"La cérémonie inaugurale a été conviviale, a reconnu Salaheddine Mezouar tout juste élu président de la Cop22, lors d’une conférence de presse tenue peu après. C’est un bon démarrage, dans un bon état d’esprit, avec l’envie d’aller de l’avant, d’aller vite." Leitmotiv du ministre depuis un an, cette COP doit être "la COP de l’action". Il s’agit de commencer à traduire rapidement sous forme de règles et de procédures les nombreux engagements abstraits adoptés par l’Accord de Paris.

"Les attentes des pays du Sud, sont relatives avant tout au financement, au renforcement de capacité et au transfert de technologies. Il faut que toutes les initiatives et les projets puissent trouver, en face un financement. Il faut créer des réseaux d’expertise, connecter les connaissances à ceux qui en ont besoin. Par contre, au nom de l’expérience du Maroc, je sais qu’il n’y a pas de transfert de technologies : il y a une appropriation des technologies à travers les projets que l’on mène, les technologies que l’on achète", a souligné Salaheddine Mezouar.

Le ministre des Affaires étrangères était aujourd’hui, le plus haut représentant marocain présent à Marrakech. Le chef du gouvernement est resté invisible. Abdelilah Benkirane est probablement resté à Rabat pour travailler à la douloureuse formation de son nouveau gouvernement.

De son côté, le roi Mohammed VI qui est pourtant de tous les évènements majeurs est actuellement en voyage en Afrique pour défendre l’intégration du Maroc à l’Union africaine. Dans un discours adressé depuis Dakar, dimanche 6 novembre, il a toutefois annoncé qu’un sommet africain aurait lieu, le 6 novembre, à Marrakech, pendant la Cop22, "en vue de mettre au point une vision commune pour défendre les revendications de notre continent, notamment en ce qui concerne le financement et le transfert de technologie."

En attendant, les 43 chefs d’Etat confirmés, les 32 chefs de gouvernements et les 53 500 participants ont découvert le site de Bab Ighli, guidés à travers la ville de Marrakech par des enseignes de signalisation géantes. Livré dans les temps et parfaitement fonctionnel, le site aux allures de foire internationale s’est rapidement transformé en une fourmilière affairée que seul le bruit assourdissant des avions de l’aéroport à proximité est venu troubler.

Julie Chaudier de Marrakech

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