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Contrôles renforcés à l'embarquement

Par Par aurélie barbaux - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3175
portique de sécurité aéroport AFP
© AFP PHOTO / BERTRAND LANGLOI

Dans la lutte antiterroriste du transport aérien, l'arrivée des scanners corporels avant l'embarquement anticipe celle d'autres technologies, qui devraient à terme converger dans des équipements plus intégrés. Depuis le 22 février, Roissy met en test le scanner corporel pour les passagers en partance pour les États-Unis. En attendant d'autres technologies...

C'est inéluctable. En mettant en oeuvre des technologies toujours plus sophistiquées, comme la biométrie, les scanners corporels à ondes millimétriques et tous les systèmes de détection NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique), les contrôles de sécurité antiterroriste avant l'embarquement dans un avion vont immanquablement rallonger la durée et le coût des procédures, évalué aujourd'hui à dix euros par passager à chaque vol. Car le « Smart corridor », à l'étude dans les laboratoires de Thales, sorte de couloir de sécurité intégrant un système vidéo de reconnaissance faciale, un scanner corporel pour visualiser les armes et un jet d'air permettant de détecter à la volée les traces d'explosifs ou de stupéfiants, sans arrêter la marche du passager, n'est pas pour demain. « Même aux Etats-Unis, ces technologies ne sont pas encore matures, surtout celles qui concernent les explosifs, », prévient Jacques Le Guillou, le sous-directeur de la sûreté et de la défense à la Direction générale de l'aviation civile.

SOLUTIONS MULTIMODALES

Pourtant, la tendance est bien à la convergence de toutes ces technologies. « Nous allons vers des solutions multimodales, alliant les systèmes d'intelligence et de détection pour traiter en cohérence les informations d'état civil, les données de la biométrie et le contrôle des bagages », prévient Bernard Didier, le directeur général adjoint, Technique et Stratégie, de Sagem Sécurité (Safran).

Des systèmes biométriques apparaissent ainsi dans les zones d'enregistrement, en Australie mais aussi à Paris, pour accélérer ensuite le passage aux frontières et améliorer l'échange des données sur les passagers entre compagnies aériennes et services nationaux d'immigration. Les technologies de vidéosurveillance intelligente, qui permettront de repérer dans la foule des individus suspects, sont, elles, encore au stade de la R et D : il leur faut dépasser les contraintes physiques d'angle de vue et d'éclairage, et mettre au point les méthodes d'analyse. Le système « Face on the Fly » de Sagem, qui reconstruit un visage en 3D, quel que soit le port de tête de l'utilisateur, grâce à un système de caméras synchronisées, n'en est par exemple qu'au stade de prototype. Des technologies qui intéressent autant les services de renseignement que ceux de l'immigration, pour repérer, dès la descente d'avion, les arrivants indésirables.


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