Continental créé une division ingénierie

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Le groupe allemand créée une nouvelle division pour développer le marché des calculateurs au-delà de l’industrie automobile. Il vise le secteur de l’aéronautique et les marchés de niche dans le domaine des transports (carrossiers, véhicules de loisir ou de luxe…).

Qu’ils soient fabricants d’avions, de trains, de camions, de drones, ou encore de voiturettes, tous les industriels du secteur des transports ont besoin de calculateurs électroniques. Problème : cela coûte cher, car il s’agit de petites et moyennes séries et leurs fabricants ne peuvent négocier des tarifs intéressants auprès des grands fournisseurs de composants.

Pour cibler ce marché des PME qui travaillent sur des marchés de niche, Continental (30,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011 et près de 164 000 employés) vient de créer une division baptisée Continental Engineering Services (CES). "Comme nous travaillons déjà pour les grands constructeurs automobiles, nous avons des volumes d’achats importants, d’environ 9 milliards d’euros par an, ce qui nous permet de tirer les prix sur les composants", explique Jean-Luc Maté, vice-président de CES en charge des secteurs Aéronautique, défense et spatial.

Bien sûr, il s’agit d’offrir la même qualité que dans l’automobile grand public, avec des composants "triés", c’est-à-dire capables de résister à des températures extrêmes. "Sur les premiers projets que nous avons réalisé dans le domaine des véhicules utilitaires, nos clients ont divisé leurs coûts de développement par quatre, et leurs coûts de fabrication se rapprochent désormais de ce qui se pratique dans la grande série automobile", assure Jean-Luc Maté.

100 experts pour la France

La division, dont le siège est situé à Karben près de Francfort, compte déjà 700 personnes dont une centaine en France. Elle est essentiellement constituée d’ingénieurs en électronique venant d’autres divisions du groupe. Ceux-ci travaillent à adapter les calculateurs existants pour les besoins des autres secteurs, en piochant parmi les composants que Continental achète pour ses clients automobiles.

Enfin, contrairement aux grands noms de la prestation d’ingénierie, CES s’occupera à la fois de la conception et de la fabrication des calculateurs. "La fabrication sera confiée aux usines existantes du groupe, ce qui demande quelques adaptations car les usines sont prévues pour des grandes séries et il faut créer des flux parallèles pour des plus petites séries", commente Jean-Luc Maté. Le site Continental de Toulouse-Mirail devrait d’ailleurs recevoir d’ici la fin de l’année sa certification aéronautique afin de pouvoir produire des calculateurs pour les industriels de ce secteur.

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