Investissement. Pour répondre au futur appel d’offres gouvernemental pour la production d’électricité éolienne offshore au large de Fécamp, WPD Offshore France SAS,
Alstom et
EDF ENR créent un consortium.
Développeur historique de ce projet, WPD Offshore France SAS, a annoncé le 12 avril dans la cité portuaire faire désormais vent commun avec Alstom et EDF ENR.
« La signature d’un protocole pour la constitution d’un consortium répond aux clauses techniques du cahier des charges de l’appel d’offres gouvernemental prévu en mai prochain, commente Pierre Peysson, le responsable du projet. Il marque l’engagement des trois groupes à créer une filière industrielle française, compétitive, pérenne et créatrice d’emplois en mutualisant leur savoir-faire dans l’éolien maritime ».
Outre le partage de leur expertise auquel s’engagent les trois industriels, Alstom assurera la fourniture, en exclusivité, d’éoliennes Offshore nouvelle génération de 6 MW, disponibles sur le marché à partir de 2013/2014.
« Ce projet industriel pourrait aboutir à la création en France de plusieurs usines pour la production et l’assemblage de composants, soit 1 000 emplois directs pour Alstom, 2 000 à 3 000 emplois directs pour les sous-traitants », affirme Pierre Peysson. Pour qui ce projet devrait aussi permettre de fédérer d’autres acteurs
français de la filière sur la R&D, les équipements, la construction...
Le consortium créé pour Fécamp, qui n’a, en théorie, « pas vocation à se positionner sur les autres zones favorables retenues par l’Etat » renforce sérieusement les chances de la filiale de l’allemand WPD de rafler avec ses partenaires la mise pour cette « zone propice » retenue par l’Etat. WPD paramètre en effet depuis quatre ans son projet et a obtenu le consensus de la population, des élus et des pêcheurs.
Même si le parc est aujourd’hui revu à la hausse : 80 éoliennes de 6 MW chacune et 2 milliards d’euros d’investissement contre 60 éoliennes pour une capacité de 300 MW et 700 millions d’euros.