VIDéO François Hollande lançait ce lundi 9 juillet la grande conférence sociale, au Palais d’Iéna. Au menu : l'emploi, le service public, les retraites, le redressement économique, l'égalité homme/femme, les salaires, la formation.
Organisations syndicales et patronales plaçaient la barre haute ce matin, avant le coup d’envoi de la conférence sociale. A l’instar de Laurence Parisot, présidente du Medef qui expliquait : "Si à l'issue de ces deux journées, il y a des orientations, des objectifs qui sont clairement définis et une méthode de travail pour atteindre ces objectifs, eh bien ce sera un sommet réussi".
De son côté, Bernard Thibaut, le secrétaire général de la CGT, a déclaré lundi qu'il attendait "des décisions immédiates".
A la mi-journée, les attentes se révélaient satisfaites. François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT en tête loue une "forme de détente perdue ces dernières années". Il se réjouit également d’une "méthode nouvelle".
Un sentiment partagé par Jean-Claude Mailly (FO) qui tempère tout de même : "C'est le lancement d'un processus de discussion, ça ne veut pas dire qu'on sera d'accord sur tout". Il a décrit "une rupture sur la forme", estimant que "sur le fond, on verra". Evoquant "une rencontre très décontractée", il a lancé : "vous le savez, le président de la République a de l'humour".
Priorité à l'emploi
Du côté du patronat, on met l’accent sur la question épineuse de l’emploi. "J'ai dit au Président et au Premier ministre que l'objectif numéro un était l'emploi, l'objectif numéro deux l'emploi et l'objectif numéro trois l'emploi". "Pour cela il faut ouvrir une grande négociation sur le fonctionnement du marché du travail (...)", a expliqué Laurence Parisot. Faisant référence au souhait exprimé par le président de voir le dialogue social inscrit dans la Constitution, elle a déclaré : "Nous voudrions voir la liberté d'entreprendre inscrite également dans la Constitution".
Jean-François Roubaud (CGPME) a tenu à souligner la gravité du contexte économique. "J'espère un dialogue social à la hauteur de la situation économique de la France" et "que cette conférence permette de mettre sur la table tous les problèmes".
Une situation soulignée par le président sans pour autant "noircir le tableau", a expliqué Bernard Van Crayenest (CFE-CGC). "La compétitivité, nous pouvons en parler à condition qu'il soit clairement affiché qu'il ne s'agit pas de davantage de sacrifices pour les salariés mais des positions négociées avec des garde-fous".









