©Areva - Comurhex
Areva annonçait lors d’un comité d’entreprise extraordinaire (CCE) le 15 septembre dernier qu’elle suspendait la production de conversion d’uranium durant deux mois (novembre et décembre) de sa filiale Comurhex, en raison de la baisse de la demande des clients japonais suite à la catastrophe de Fuskushima.
Areva transforme en effet l’uranium naturel en l’enrichissant avec du fluor, en deux phases, la première est réalisée sur le site de la Comurhex près de Narbonne (Aude), la deuxième sur le site de Tricastin (Drôme).
Hier, le 21 septembre, Areva rencontrait de nouveau les syndicats sur le site du Tricastin (d’autres rencontres avec les délégués syndicaux sur les deux sites sont déjà prévues), afin de finaliser les propositions faites aux salariés pour ces deux mois d’arrêt de production.
Le groupe a proposé aux syndicats un postulat de départ : pas de plan social, pas de perte de salaire, mais une utilisation du temps libéré pour de la formation à destination de l’ensemble des salariés concernés par l’arrêt de la production (quasiment tous, sauf les services administratifs).
Le site de la Comurhex Malvési emploie un peu moins de 300 salariés, celui de Tricastin en compte 369.
Areva table sur un plan de 8 000 à 10 000 heures de formation pour les salariés des deux sites, qui porteraient notamment sur la sécurité.
L’entreprise devrait ensuite proposer aux syndicats que les salariés prennent des congés de fin d’année (ou RTT) plus longs et anticipés, qui pourraient durer trois semaines. Les futures négociations porteront notamment sur la mise en place de cette mesure.
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